Péage urbain : le gouvernement dit oui


Dès janvier dernier, la ministre des Transports Élisabeth Borne s’était prononcée favorable à l’instauration d’un péage à l’entrée des villes pour les véhicules. Un dispositif qui deviendra peut-être bientôt réalité.

 

À l’image des villes de Londres, Milan ou encore Stockholm, le gouvernement a donné hier son feu vert pour faciliter la création du péage urbain. Également appelé « tarif de congestion », ce nouveau dispositif devra donner la possibilité aux agglomérations de plus de 100 000 habitants d’instaurer à l’entrée des villes un péage.

Les collectivités locales, à qui devrait revenir l’argent collecté, seraient libres de définir le périmètre des zones concernées ainsi que leur tarif.

Un plafond devrait néanmoins être fixé : le péage pour les véhicules légers ne devrait pas excéder 2,5€ pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants, contre 5€ pour celles de plus de 500 000 habitants. Quant aux poids lourds, le plafond est fixé à 10€.

Le projet de loi sera présenté au Conseil des Ministres cet automne, suivi du Parlement pour janvier ou février prochain. Certaines villes ont cependant déjà dit non à l’instauration de ce péage, telle que Rennes.

 

Manon

Votre voiture roulera-t-elle bientôt aux algues ?


En 2017, la consommation mondiale de carburant s’élevait à 97,4 millions de barils par jour, un enjeu considérable. Face à l’épuisement des ressources en pétrole et à l’urgence climatique, de nouveaux carburants renouvelables devraient faire leur apparition en stations-service tel que le XTL, un agrocarburant. Problème : ces carburants, censés être plus écologiques, émettraient en réalité jusqu’à 80% de gaz à effet de serre de plus que le diesel qu’il est censé remplacer. Alors quelles solutions ?

 

 

Depuis plusieurs années déjà, de nombreux chercheurs se sont penchés sur la recherche de solutions alternatives aux énergies fossiles. L’une de ces pistes ? L’algocarburant.

Considéré comme le « carburant 3ème génération », ce carburant à base d’algues est censé produire 60% de moins de gaz à effet de serre que nos carburants actuels. Récemment, le Département de l’Énergie aux États-Unis a investi 80 millions de dollars dans 36 projets de recherche sur le développement des bioénergies. L’un d’entre eux ? L’Université du Michigan qui a reçu 2 millions de dollars pour un projet d’une durée de trois ans, pour la recherche sur le meilleur moyen de cultiver les algues, les transformer en carburant et exploiter leur potentiel au maximum lors du processus de combustion.

 

Mais pourquoi ces algues ont-elles autant de potentiel ?

Outre l’argument écologique, le rendement de l’algocarburant est jusqu’à dix fois supérieur aux agrocarburants. Par ailleurs, leur croissance est rapide et nécessite moins d’espace : « Les résultats obtenus en laboratoire laissent espérer une productivité élevée : entre 20 et 80 tonnes d’huile par hectare, contre deux à peine pour le colza ou le tournesol » d’après l’IFP Nouvelles Énergies.

De plus, toujours selon l’IFP, il est également possible de créer des bassins pour la culture de la micro-algue sur des terrains non fertiles, évitant ainsi la concurrence avec la culture alimentaire.

 

Cependant, l’algocarburant présente plusieurs contraintes :

  • Les algues ont besoin de soleil, rendant leur culture difficile dans certaines zones par rapport à d’autres.
  • Les bassins de cultures doivent être situés sur un terrain plat.
  • Leur culture requiert beaucoup d’énergie :
    • L’eau ne doit pas être stagnante et doit être mise en mouvement de façon permanente.
    • La consommation d’eau est également importante : il est actuellement nécessaire d’enlever l’eau à chaque nouvelle récolte.
    • Les besoins en CO2 de l’algue sont importants. Celui présent dans la nature n’étant pas suffisant, les bassins de culture devraient être idéalement situés à proximité de grandes villes, tout en répondant aux critères précédents.
  • Le coût de fabrication encore élevé : 300 dollars le baril selon l’IFP.

 

Mais ce coût de fabrication élevé va-t-il durer ? L’objectif d’un tel financement du Département de l’Énergie aux États-Unis est clairement affiché : réduire d’ici 2022 le prix du baril.

 

Manon

L’ENERGIE CHERE EST DE RETOUR ANNONCE L’AGENCE INTERNATIONALE DE L’ENERGIE


Après trois ans de prix finalement assez bas, les cours de l’or noir grimpent sans interruptions depuis plus d’un an. Le baril de Brent cote à plus de 70 dollars sans discontinuer depuis six mois, et plus de 80 dollars depuis trois semaines. A cela s’ajoute les taxes TIPP et chaque année une hausse des taxes carbones… les particuliers et les entreprises vont devoir encaisser le choc !

Octobre 2018

« L’énergie chère est de retour », annonce  l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel , même si l’on reste loin, encore, des 100 dollars et plus atteints entre 2011 et 2014. « On est clairement dans une phase haussière car les facteurs économiques et géopolitiques jouent dans le même sens », analyse Francis Perrin, chercheur associé à l’OCP Policy Center.

Les tensions sur l’offre expliquent l’essentiel de la hausse, à commencer par les incertitudes sur l’Iran alors qu’approche la date d’entrée en vigueur des sanctions américaines contre Téhéran, le 4 novembre. Les exportations iraniennes sont tombées à 1,6 million de barils par jour, presque un million de moins qu’en avril à la veille de l’annonce des sanctions, et le recul devrait se poursuivre le mois prochain. A cela s’ajoute à une production en fort déclin au Venezuela, irrégulière en Libye, et à un  potentiel d’exportation contraint aux Etats-Unis en attendant l’entrée en service de pipelines au Texas .

Les marchés doutent que le recul iranien puisse être intégralement compensé. « Malgré les propos rassurants de l’Arabie et de la Russie quant à leur volonté de maintenir un marché à l’équilibre, est-ce que la hausse effective de production que ces pays pourront atteindre sera suffisante ? », s’interroge Harry Tchilinguirian, analyste chez BNP Paribas.

Au total, les capacités de production disponibles ne représentent que 2 % de la demande mondiale, a calculé l’AIE. « Cette tension pourrait se prolonger et s’accompagnera probablement de prix plus élevés », prévoit l’agence. « A court terme, la seule façon de rééquilibrer le marché semble être de limiter la croissance de la demande par le mécanisme du prix », explique Alexandre Andlauer, analyste chez Kpler.

Pour la première fois depuis quatre ans, les cours du pétrole commencent à faire sentir leurs effets dans de nombreux domaines : carburant automobile, fioul de chauffage, transport routier et aérien, chimie… L’impact est important en particulier dans les pays émergents et il est accentué par le recul de leurs devises face au dollar.
Pour autant, les risques qui pèsent sur la demande avec un baril autour de 80 dollars ne pèsent pas encore sur les cours. « Les prix sont élevés mais à ce niveau ils ne mettent pas en danger l’économie mondiale », juge Francis Perrin. L’Agence internationale de l’énergie  a revu ses prévisions de consommation en baisse la semaine dernière, mais de façon marginale -100.000 barils par jour en moins en 2018 comme en 2019. Une hausse de 1 dollar du prix de baril ne fait baisser la demande que de 0,02 %, estime-t-elle.

« L’élasticité de la demande est extrêmement faible à court terme car les comportements, par exemple les modes de transport, ne peuvent pas être modifiés du jour au lendemain », explique Guy Maisonnier, économiste à l’IFP. Résultat, les automobilistes comme les industriels devront se serrer la ceinture.

A compter de ce quatrième trimestre, la demande mondiale de pétrole franchirait le cap symbolique des 100 millions de barils par jour (en incluant les biocarburants), indique l’AIE. « Nous avons atteint de nouveaux sommets jumelés  pour la demande et l’offre en mettant à rude épreuve certaines parties du système », indique l’AIE.

Les pertes d’énergies dans une habitation


Également appelé déperdition énergétique. C’est la grande priorité de tous les plans gouvernementaux…. Avant de changer son système de chauffage il faut réduire au maximum les déperditions d’énergie, puis ensuite dimensionner son nouveau système de chauffage … Une affaire de bon sens

Mais d’où viennent ces pertes de chaleur ?

  1. Le toît (jusqu’à 30%)
  2. Les murs et la cheminée (20 et 25%)
  3. Les fenêtres (10 à 15%)
  4. Les planchers bas (7 à 10%)
  5. Les ponts thermiques (5 à 10%)

 

 

Comment savoir  si votre maison est suffisamment isolée ?

Il suffit d’évaluer votre consommation actuelle en KWh par m2 ? Quel effort devait vous prévoir d’ici 2030 et 2050, quel objectif devait vous atteindre en KWh par M2 dans le cadre de la transition énergétique, vous pouvez évaluer votre consommation actuelle grâce à notre convertisseur (questionnaire express de 3 minutes) et vérifier la performance de votre habitat,

Calcul de la consommation de mon habitat

Réduire sa consommation d’énergie c’est d’abord en priorité améliorer l’isolation de son habitat.

De nombreux matériaux existent, à des prix variés : la laine minérale (de verre ou de roche), la laine végétale (chanvre, lin ou encore coton) ou bien encore le liège expansé pour votre toiture.

Concernant le sol, l’idéal est de réaliser un vide sanitaire (accessible ou non) afin de permettre une circulation de l’air. Ou pouvez également un isolant (laine de roche, laine de verre, panneau en polystyrène) sous le revêtement

Pour les fenêtres, il est recommandé d’avoir un double, voire un triple vitrage. Si vos pertes de chaleur ne concernent qu’une pièce, vous pouvez également opter pour un rideau isolant thermique, qui fera barrage contre le froid.

D’une manière plus générale, il est toujours intéressant de limiter au maximum les petites déperditions de chaleur grâce au calfeutrage, des joints, des mortiers ou bien encore des injections de mousse polyuréthane.

Mais prudence ! Bien qu’il soit important d’avoir une bonne isolation, il est primordial d’avoir une bonne ventilation, sans quoi vous risquez d’être victime d’humidité et une sensation de froid au sein de votre maison.

en savoir plus…

 

Manon

LE GACHIS ALIMENTAIRE DANS LES ECOLES, UN COLLEGE DU LOIRET INVENTE LA TABLE DE TROC


120 grammes d’aliments par repas servi dans les cantines terminent à la poubelle, selon l’Ademe. Ainsi, un collège moyen de 365 jeunes totalise un gaspillage alimentaire de plus de 7 tonnes par an, soit l’équivalent de 20.000 repas. Ce sont ainsi près de 30.000 euros par an qui partent à la poubelle.  ce vaste gâchis a un impact colossal sur l’environnement puisque cette nourriture non consommée a nécessité de l’énergie pour être cultivée, transportée, cuisinée puis retransformée après avoir été jetée.

Octobre 2018

Le collège Max Jacob basé à Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans le Loiret a pris le toro par les cornes pour réduire ce vaste gâchis qui a un impact colossal sur l’environnement. Le collège a inventé la table de troc:

Concrètement, un élève passe sur la ligne de self et se sert de fromage et dessert par exemple puis se rend compte à la fin du repas qu’il ne veut pas de son fromage. Il peut alors le déposer sur une table dédiée. Un autre élève qui aurait encore faim peut ainsi consommer le mets mis de côté. Sans cette table, l’aliment aurait terminé à la poubelle. De fait, dans une collectivité, tout ce qui sort de la chaîne du froid ne peut y retourner et donc doit être jeté.

Autre règle: le collège limite à trois, le nombre de morceaux de pain qui peut être pris par les élèves. «S’ils souhaitent en consommer davantage, ils le peuvent à condition d’avoir mangé les autres morceaux», indique Cyrille Roger. Les responsables de la cantine ont également revu la composition des menus et portent un soin particulier à la présentation des plats. «La purée n’est pas servie grossièrement à la louche en grande quantité dans l’assiette mais elle est délicatement déposée, de manière à être appétissante», indique le principal de ce collège de 480 élèves. Ils ont également décidé de se faire livrer les produits en vrac et non plus en portion individuelle. Le fromage par exemple n’est plus servi dans de petits emballages mais il est proposé prédécoupé, en fonction des demandes des élèves. Par ailleurs, de concert avec le département, le collège avait également informé les élèves des conséquences du gaspi en comparant son coût pour le collège à celui d’objets de leur quotidien, comme des consoles de jeux ou des smartphones.

«L’objectif est de sensibiliser les élèves qui deviennent ensuite des ambassadeurs anti-gaspi au sein de leur famille», souligne le principal avant d’ajouter: «Les élèves sont à l’écoute et nous voyons qu’ils ont à cœur d’améliorer les choses». Les chiffres parlent d’eux-mêmes: en deux ans le collège et parvenu à diviser par trois le poids des déchets alimentaires de la cantine. «Le sac en pesée d’aliments jetés représente entre 9 et 11 kilos, alors que précédemment nous étions sur une variable de 27 à 32 kilos, par repas sur 230 couverts en moyenne», précise le principal. Une quantité de déchets encore importante mais bien en deçà de la moyenne où une cantine jette 44 kilos par repas, selon l’Ademe.

L’établissement a d’autres projets pour aller encore plus loin: permettre aux élèves de se servir eux-mêmes leurs entrées et prendre uniquement ce qu’ils mangeront via un buffet à entrées et non comme actuellement dans des petites assiettes préparées à l’avance. Le collège envisage aussi d’améliorer la qualité des plats avec des produits locaux et de saison. «Nous avons recensé les producteurs de la région pour nous tourner davantage vers eux». Des idées simples et concrètes qui pourraient inciter encore plus d’établissements à passer à l’action.

VOITURES ROULANT A L’ESSENCE: ECONOMISER 500€/AN AVEC L’E85


Les ventes de ce biocarburant, le moins cher du marché, ont bondi de plus de 40% ces derniers mois. C’est actuellement le carburant le moins cher à la pompe: comptez 0,69 centime du litre contre 1,54 euro pour le gazole et 1,64 euro pour le sans plomb 98.

Octobre 2018

Véritable engouement sur le superéthanol-E85 ! Les ventes de ce carburant, qui peut contenir entre 65% et 85% de bioéthanol produit à partir de canne à sucre, de céréales et de betterave sucrière, ont bondi de 37% sur les douze derniers mois et de 43% sur les 8 premiers mois de l’année, annonce le Collectif du Bioéthanol. «Nous avons enregistré une croissance exponentielle ces derniers mois. Plus de 17 millions de litres d’E85 ont ainsi été consommés sur le seul mois d’août 2018», s’enthousiasme Nicolas Kurtsoglou, responsable carburant du Syndicat national des producteurs d’alcool agricole (SNPAA).

Jusqu’ici, seule une certaine catégorie de véhicules -les FlexFuel- pouvait rouler à l’E85. Depuis décembre 2017, date de publication d’un arrêté relatif à l’homologation et l’installation de ces boîtiers de conversion. Désormais, chaque détenteur d’une voiture essence pourra installer les boîtiers homologués qui adapteront automatiquement le fonctionnement du moteur au contenu en éthanol du carburant. Le véhicule pourra rouler indifféremment au SP95, SP98, SP95-E10 ou au Superéthanol-E85, dans le même réservoir et dans n’importe quelle proportion.

Les boîtiers E85 sont des boitiers électroniques qui se positionnent sous le capot, au niveau du moteur. Ils permettent au moteur d’injecter la bonne quantité de carburant en fonction de la proportion d’éthanol présente dans le réservoir pour un fonctionnement optimal.

Depuis la publication de cet arrêté, quatre catégories de boîtiers, fabriqués par FlexFuel et Biomotors, ont obtenu le précieux sésame. «Notre boîtier peut équiper environ 7000 modèles de véhicules», précise Sébastien Le Pollès, président de FlexFuel. Depuis l’homologation, cette PME a multiplié ses ventes par trois. Elle équipe désormais plus de 30.000 véhicules. «Nous installons environ 300 boîtiers mensuellement et nous visons les 1000», note son président. D’après lui, «l’homologation a permis de clarifier et d’encadrer le marché. Les automobilistes se sentent plus rassurés, d’autant plus que la loi nous oblige à mettre en place une garantie de 5 ans, pièces et main-d’œuvre incluse». Le prix du boîtier dépend du type de véhicule. Il est compris entre 900 et 1400 euros, pose et garantie incluse. Mais selon les professionnels du secteur, l’investissement est vite rentabilisé. «Le boîtier va permettre d’économiser 500 euros tous les 13.000 kilomètres», explique Nicolas Kurtsoglou. Le compromis le plus intéressant restant l’hybride essence éthanol, selon FlexFuel. «C’est la solution à privilégier en matière économique et écologique», note Sébastien Le Pollès.

À terme, 10 millions de voitures pourraient rouler au E85. Reste un obstacle: celui du faible nombre de stations délivrant ce carburant. Elles ne sont que 1058 sur un total de 11.500 en France. Ce qui explique que le E85 ne représente que 1,7% des volumes d’essence vendus dans l’Hexagone. Mais cet obstacle se lève progressivement, assure le Collectif du Bioéthanol. «Nous avons 3 ou 4 stations qui ouvrent chaque semaine. On sent que les distributeurs s’intéressent de plus en plus à l’E85. Le maillage se densifie», assure Nicolas Kurtsoglou.

Ou trouver de l’Ethanol dans le Morbihan ?

Dans les années qui viennent, le E85 devrait aussi être moins pénalisé par l’alourdissement de la fiscalité verte, prévue par le gouvernement. «D’ici 2022, on estime que son prix devrait grimper de 9,2 centimes contre 13 centimes pour l’essence et 25 centimes pour le gazole», détaille le responsable du SNPAA. «Tous les feux sont donc au vert», conclut ce dernier.

De manière plus classique et sans nécessité de boitier, le SP95-E10, essence à 10% d’éthanol, confirme sa place de première essence de France. «Avec plus de 42% de part de marché en août 2018 (contre 32,8% pour le SP95 et 23% pour le SP98), ce carburant est vendu en moyenne 4 à 5 centimes moins cher que le SP95 et convient à 97% des véhicules essence», souligne le Collectif du Bioéthanol.

Tout savoir sur les boitiers de conversion

ACHAT IMMOBILIER : LES TAUX D’INTERET DES CREDITS AU PLUS BAS EN OCTOBRE


La période est décidément propice aux achats immobiliers ! Déjà particulièrement bas depuis le début de l’année, les taux d’intérêt des crédits ont encore chuté en ce début octobre. Ceux-ci ont en effet atteint la moyenne de 1,19% sur 20 ans, selon la société spécialisée Cafpi. Ils renouent ainsi avec les niveaux les plus bas, enregistrés à 1,18% en 2016.

Octobre 2018

Début septembre, la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) publiait les résultats de son Baromètre, faisant état de l’intérêt des Français pour le marché du logement. Ceux-ci considèrent en effet que la conjoncture est particulièrement favorable à l’achat d’un bien. Au vu des dernières observations partagées par Cafpi le 5 octobre, difficile de leur donner tort !

La société de courtage en prêt immobilier révèle en effet que les taux d’intérêt ont encore baissé début octobre, se hissant péniblement à 1,19% en moyenne. Le record historique est ainsi quasiment égalé, établi à 1,18% en octobre 2016. Le signe, pour Cafpi, d’un certain regain d’activité.

« Le mois de septembre 2018 a été bien plus dynamique que celui de l’année dernière. Depuis cet été, l’activité est plus importante que l’année dernière à la même période et augure d’une fin d’année supérieure à 2017 », commente Laurent Desmas, président du directoire de la société.
Des disparités entre les différents marchés
En revanche, si le pouvoir d’achat immobilier semble être reparti, l’ensemble du marché ne se développe pas de manière unanime. L’immobilier neuf, notamment, est mis à mal depuis le début de l’année, comme le relatait le ministère de la Cohésion des territoires par ailleurs. La faute, selon Cafpi, à plusieurs mesures gouvernementales.

« Avec des prix toujours très élevés et la diminution des aides, la demande baisse fortement sur ce marché pour se reporter sur l’ancien », note Philipe Taboret, directeur général adjoint de l’entreprise. « Le ralentissement de la construction entraîne une baisse d’activité qui met en péril les filières du neuf. Sans oublier le risque que fait planer sur les prix, une baisse de l’offre alors que le besoin en logements continue de progresser. »

Heureusement, l’immobilier ancien se porte mieux, notamment porté par les primo-accédants. En effet, 84% d’entre eux se sont tournés vers ce type de bien depuis le début de l’année. « En 2018, le nombre de transactions dans l’ancien devrait être identique à celui de 2017 », estime Philippe Taboret.

Quant aux taux d’intérêt des crédits immobiliers, ils « ne resteront plus aussi bas très longtemps », d’après le directeur général adjoint de Cafpi. Qu’il s’agisse de la Banque centrale européenne (BCE) ou de la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed), les principaux organismes bancaires s’accordent sur le fait de relever leurs taux d’ici un an. Reste à savoir si le marché suivra.

RAPPORT DU GIEC: LES EMISSIONS DE CO2 DOIVENT RECULER DES 2020 !


L’accord de Paris, scellé en décembre 2015 lors de la COP21, prévoit de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». A la demande des pays les plus vulnérables, les Etats ont alors commandé au GIEC un rapport spécial sur « les impacts d’un réchauffement global de 1,5 °C et les trajectoires d’émissions mondiales de gaz à effet de serre associées ».

Octobre 2018

Un rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), présenté lundi 8 octobre au terme d’une semaine de discussions tendues entre les représentants de 195 Etats, à Incheon (Corée du Sud), entretient l’espoir ténu qu’il reste une chance de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle. c’est la première fois qu’il y a une commande politique de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) d’un rapport spécifique au GIEC. Lors de la COP21, en décembre 2015, l’accord de Paris approuvé par 195 pays, avait fixé l’objectif de réduire le réchauffement climatique «bien au-dessous de 2°C» et viser 1,5°C. Mais les publications scientifiques étaient à l’époque presque inexistantes sur cette question. Or «des effets fondamentalement différents sont envisagés entre 1,5°C et 2°C, en particulier pour les pays les plus vulnérables qui ont porté la demande de ce rapport, puisqu’ils subissent déjà durement le changement climatique», ajoute l’expert de l’Iddri.

Environ 6.000 articles scientifiques publiés avant mai 2018, ont été compilés pour établir les scénarios permettant d’arriver à 1,5°C et pour estimer les conséquences sur les populations, les écosystèmes, la biodiversité, les changements climatiques, le développement économique, les émissions des gaz à effet de serre et le développement durable. «C’est le premier rapport du GIEC où les climatologues, les spécialistes des impacts climatiques et les scientifiques experts de l’atténuation (les moyens pour réduire les émissions de dioxyde de carbone comme les énergies renouvelables à la place des énergies fossiles NDLR) et ceux en charge des mesures économiques ont travaillé ensemble», précise Roland Séférian, chercheur chez Météo-France et auteur de la partie sur le cycle du carbone.

Le réchauffement s’accélère, comme le redoutait récemment Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies. Pour freiner la hausse du mercure, les émissions de CO2 doivent commencer à reculer dès 2020, soulignent les experts climat de l’ONU. Limiter la hausse des températures à +1,5° devient un objectif absolu !

Tous les voyants sont au rouge : une concentration atmosphérique de gaz à effet de serre sans précédent depuis au moins 800 000 ans, des records de température battus année après année, des vagues de chaleur, des pluies diluviennes et des ouragans dévastateurs attestant que le dérèglement climatique est à l’œuvre.

Mais cet ultime espoir ne sera préservé, montre le rapport, qu’au prix d’un sursaut international dans la lutte contre le réchauffement.

Le scénario le plus optimiste pour atteindre 1,5°C suppose que «le pic des émissions de gaz à effet de serre soit atteint dès 2020. Et qu’en 2030, les émissions qui sont aujourd’hui autour de 40 milliards de tonnes de CO2 par an, diminue de 45% à 50% par rapport à ce niveau», ajoute Roland Séférian. À 2°C, la baisse des émissions est limitée à 20% vers 2030. De plus, la «neutralité carbone», qui consiste à piéger autant de carbone que ce qui est émis, devrait être atteinte dès 2050 à 1,5°C et non au cours de la moitié du siècle prochain pour l’hypothèse à 2°C. Les chercheurs ont amélioré leurs modèles. Ils ont tenu compte des autres gaz à effet de serre, comme le méthane, les oxydes nitreux et les aérosols tels le carbone-suie et les sulfates. Car le rôle de ces autres composés atmosphériques augmente quand les émissions de CO2 diminuent.

«La quantité de CO2 qu’il reste à émettre, pour ne pas dépasser le seuil de 1,5°C, est plus importante que celle proposée dans le 5ème rapport du GIEC (publié en 2014 NDLR). Car nous avons utilisé une méthodologie différente, notamment pour la mesure de la température, et pour l’inertie du système climatique au gaz à effet de serre. Par ailleurs, ce dernier rapport indique que les risques climatiques sont en augmentation», ajoute Roland Séférian. Enfin, le document précise que deux millions de km² de permafrost en moins ne dégèleront pas à 1,5°C par rapport à une hausse à 2°C.

Investir 2,5% du PIB mondial dans le système énergétique d’ici à 2035
On peut tirer de ce rapport plusieurs conclusions. Il faut tout d’abord que les engagements des pays à réduire leurs émissions s’accélèrent et débutent immédiatement. Ce n’est hélas pas la tendance suivie actuellement parmi les principaux pays émetteurs (Chine, Inde, États-Unis et Europe). Les efforts pour diminuer les émissions devront ensuite concerner tous les secteurs d’activité, en commençant par le système énergétique, où il faudrait investir 2,5% du PIB mondial jusqu’en 2035. Pour tenir l’objectif Il faudra enfin recourir à des techniques de stockage du CO2 dans tous les scénarios envisagés. Or certaines méthodes sont encore des sujets de recherche, y compris les techniques les mieux connues, comme planter de nouveaux arbres ou stocker du carbone dans les sols, au moyen d’une agriculture moins intensive.

LE NOM DES CARBURANTS CHANGE À PARTIR DU 12 OCTOBRE


Dites adieu au bon vieux gazole, sans-plomb 95 et sans-plomb 95 E10 ! À partir du 12 octobre, le nom des carburants va changer dans les stations-service. Le Mulot vous dit tout sur comment vous y retrouver.

 

À la suite d’une directive européenne datant d’octobre 2014, le nom des carburants à la pompe vont être remplacés par de nouveaux visuels, accompagnés de lettres et de chiffres à travers l’Europe.

L’objectif ? Faciliter la vie des automobilistes européens en leur permettant de mieux s’y retrouver au moment de faire le plein. En plus des États membres de l’Union Européenne, d’autres de nos voisins ont également décidé d’opter pour cette harmonisation, tels que la Suisse, la Macédoine, la Serbie, la Turquie, l’Islande, le Lichtenstein ou encore la Norvège.

 

Voici à quoi devrait prochainement ressembler le nom des carburants en station-service :

 

L’essentiel à retenir : Le SP95 et 98 deviendront le E5, entouré d’un cercle vert foncé. Le SP95/E10 va lui être renommé E10, avec un cercle couleur vert clair. Quant au gazole, il portera le nom de B7 (composé de 7% de biocarburants), accompagné d’un carré jaune clair.

Le B10 (composé de 10% de biocarburants) et le XTL, diesel de synthèse fabriqué à base d’huiles végétales notamment sont deux futurs carburants qui devraient bientôt faire leur apparition à la pompe.

Il y a bien évidemment un « mais » à l’histoire : toutes les stations-service ne sont pas encore prêtes ! Le changement devrait donc s’effectuer progressivement. Par ailleurs, afin que les automobilistes ne soient pas trop perdus, un double affichage des nouvelles et anciennes appellations devrait être mis en place dans un premier temps . Ne soyez donc pas étonnés si vous tombez sur les anciennes appellations dans votre station-service la semaine prochaine… ou inversement !

 

Manon

LE COMPTEUR LINKY FACE A LA PRECARITE ENERGETIQUE


Alors qu’en 2016, le nombre de coupures s’est élevé à 475 000, ce chiffre pourrait fortement augmenter. Le compteur Linky permet au distributeur d’électricité (Enedis) de limiter la puissance ou de couper l’électricité à distance.« Il existe un risque réel d’augmentation des coupures d’électricité sans que, dans bien des cas, les consommateurs soient correctement avertis et puissent, le cas échéant, régulariser la situation » déclare l’UFC que choisir.

Octobre 2018 economie énergie

Alors qu’avec les anciens compteurs la réduction de puissance, qui limite fortement les usages, nécessitait le déplacement d’un agent d’Enedis, avec le Linky cette procédure se fait à distance sans information supplémentaire du gestionnaire ou du fournisseur », prévient l’association.  « Enedis n’a pas une obligation de résultat et n’est donc pas tenu de rencontrer le consommateur, ni même de laisser systématiquement un avis de passage en cas d’absence. L’association appelle au renforcement du « contradictoire dans la procédure de coupure d’électricité ou de limitation de puissance, afin d’éviter des interruptions d’électricité à distance, hâtives et sans discernement ».

L’association pointe également « l’inaction de l’administration » quant au déploiement des afficheurs déportés prévu pour janvier 2019. Couplé à un compteur Linky, ce dispositif devait permettre à tous les consommateurs d’avoir une information (en euros) sur leur niveau de consommation électrique en temps réel dans leur lieu de vie. Jugé « coûteux », la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015 l’a limité aux seuls ménages en précarité énergétique, soit 5,6 millions de personnes. Aujourd’hui, l’UFC-Que Choisir estime que le dispositif « risque d’être de nouveau reporté, voire purement et simplement enterré en catimini » alors même qu’il a été reconnu « utile » par le médiateur national de l’énergie, la Cour des comptes, l’Agence et par le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy. « En effet, l’arrêté indispensable pour couvrir les coûts des fournisseurs distribuant l’afficheur déporté n’a toujours pas été publié par le ministère, et à ce jour nous n’avons aucun calendrier », indique l’association. 

L’UFC-Que Choisir demande ainsi au ministre de la transition écologique et solidaire de prendre les mesures nécessaires pour « assurer le financement des afficheurs déportés afin que les fournisseurs puissent les proposer aux consommateurs précaires ».

 

2 LOUPS OBSERVES DANS LES LANDES DE LANVAUX


Un ou deux loups ont apparemment élu domicile en Bretagne, du côté du lac de Guerlédan plus précisément. « Un photographe animalier a surpris un loup le 8 septembre dernier au nord du lac, des chasseurs costarmoricains ont retrouvé des carcasses et des hurlements ont été entendus en juillet », énumère Jean-Luc Valérie, naturalise de l’Observatoire du loup.

Septembre 2018

« J’ai pu l’observer pendant une bonne minute trente. J’étais en bivouac dans le bois Corel, à Guerledan. Je suis tombé nez à nez avec lui en sortant de ma tente à 7 h du matin. Il était à une quarantaine de mètres de moi, il avait une queue courte, le dos sombre, une taille de 60 cm, probablement une femelle », décrit le photographe qui, surpris, n’a pas eu le temps de sortir appareil photo ou téléphone.

Sa description ne fait pas de doute pour le naturaliste de l’observatoire du loup qui s’est lancé sur sa trace. « Ils sont au moins deux, un mâle et une femelle, probablement de la même filiation. »

Des fèces (excréments) retrouvées dans les environs confirment son témoignage. Reste à les localiser précisément. Ils devraient trouver dans une zone de 40 000 hectares au sud-ouest du Lac de Guerlédan entre Mur-de-Bretagne, Pontivy, Rostrenen et Le Faouet.

Le loup est sans danger pour l’homme, « En cinquante ans, nous n’avons aucun cas d’attaque d’homme recensé dans toute l’Europe », rassure notre spécialiste du loup.Par contre, du côté des moutons, chèvres, poulains et autres animaux d’élevage, c’est moins rassurant. Selon un décompte officiel, 12 000 brebis ont été tuées en 2017 par les quelque 360 loups comptabilisés en France. Les loups bretons viendraient d’une de leurs 52 meutes. « Comme la plupart, ils viennent très probablement du Limousin et ont suivi la Loire qu’ils ont fini par traverser. »

Un retour sur la terre que leurs ancêtres ont quitté il y a un bon siècle. Le dernier à s’y être fait tuer l’a été en 1914 dans la forêt de Lanvaux. Depuis, les dernières observations dataient des années 1920, jusqu’à ces derniers mois. Des observations précieuses que l’observatoire veut multiplier. Il demande aux chasseurs, éleveurs et simples promeneurs de faire part de leurs observations en cas de présomption de présence du loup. « C’est important d’anticiper son installation pour éviter les querelles entre éleveurs, chasseurs et protecteurs de la nature ainsi que le braconnage. »Contact : observatoireduloup@hotmail.fr

BUDGET 2019 : LE GAZOLE AU PRIX DE L’ESSENCE


Selon le ministère de la Transition écologique, les taxes augmenteront comme prévues, au 1er janvier prochain, de 6,5 centimes sur le diesel et de 2,9 centimes sur l’essence. La seule hausse des taxes sur le gazole coûtera 1,9 milliard aux ménages.

Septembre 2018

La dépense annuelle de carburant par foyer est aujourd’hui, selon l’Insee, de 1700 euros. D’ici à 2022, l’augmentation des taxes devrait représenter un coût supplémentaire de 240 euros par an, voire de 370 euros si le foyer concerné parcourt plus de 20.000 kilomètres par an.

GNR: Les agriculteurs épargnés. Autre mesure qui va impacter le portefeuille des entreprises: la suppression du taux réduit sur le gazole non routier dont bénéficiaient certains industriels. Elle devrait rapporter 1 milliard d’euros. Dans les faits, les poids lourds et les taxis ne sont pas concernés, et les agriculteurs et l’industrie ferroviaire seront épargnés. Les perdants seront les entreprises de BTP qui profitent aujourd’hui d’un taux réduit pour faire rouler leurs engins.

LA BRETAGNE INSTALLE SA PREMIERE EOLIENNE FLOTTANTE !


Au large du Croisic, Floatgen a commencé à alimenter le réseau électrique: “Le raccordement du câble d’export électrique puis une ultime série de tests réalisés ces derniers jours ont permis à l’éolienne Floatgen (…) d’entrer définitivement en production ce mardi 18 septembre”, indique un communiqué.

Septembre 2018

Débuté en 2013, le projet réunit sept partenaires européens dont Ideol, qui a conçu l’ensemble du système flottant et a fourni l’éolienne, l’Ecole centrale de Nantes qui exploite le site d’expérimentation et Bouygues travaux publics qui a construit la fondation flottante. Il est soutenu par l’Union européenne, l’Ademe et la région Pays de la Loire.

Cette annonce constitue “le point de départ d’un déploiement en série d’éoliennes en mer et représente une opportunité unique (pour la France, ndlr) de devenir leader mondial de l’éolien flottant”, ajoute le document.

Cette première éolienne marine en France, de taille modeste par rapport à celles qui seront amenées à lui succéder, a la particularité d’être flottante. Il s’agit d’une technologie encore émergente. Equipée d’une turbine de deux mégawatts, elle repose sur un flotteur de forme carrée et de couleur jaune, ancré au fond marin par des câbles en nylon, une fibre synthétique élastique et non corrosive.

Installée au sein du site d’expérimentation de l’Ecole centrale de Nantes SEM-REV elle permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 5.000 habitants, soit la taille de la ville du Croisic et ses environs. Installée par 33 mètres de fond, cette première éolienne flottante préfigure l’installation au cours des prochaines années de fermes éoliennes flottantes pilotes puis commerciales. Quatre parcs pilotes sont actuellement en développement en France, dans le cadre de la transition énergétique. Trois sont prévus en Méditerranée et un en Bretagne, au large de Groix.

 

L’ARAIGNEE, LE BON GENIE DE VOTRE FOYER


Alors que la fin de l’été approche, vous risquez de croiser davantage d’araignées dans vos appartements et maisons. Pour elles, c’est la saison des amours qui commence. Vous pourriez être tenté de les chasser, voire de les supprimer. Mais ce n’est pas franchement la meilleure des idées…

Septembre 2018

Elles sont sombres, velues et présentent un aspect tentaculaire assez effrayant. La facilité, la logique, serait donc d’acheter des montagnes d’insecticide pour s’en débarrasser… Pourtant, sachez-le, « rien ne pourra repousser durablement les araignées de chez vous, estime Anne Bounias-Delacour, arachnologue (spécialiste des araignées). Pour les insectes, il existe quelques techniques, mais pour les araignées, c’est beaucoup plus compliqué et, à vrai dire, cela ne sert à rien. »

Sur internet, toutes sortes d’astuces circulent (du citron, du vinaigre, du tabac, de la menthe poivrée, des châtaignes, etc.). Ces remèdes de grand-mère peuvent peut-être, l’espace de quelques jours, donner l’impression de fonctionner. Mais cette spécialiste le confie : « Chercher à refouler les araignées de son appartement, c’est une erreur. »

D’abord pourquoi chasser un animal qui ne vous veut absolument rien ? « Car contrairement à ce que l’on pense, elles ne représentent aucun danger, indique Cyril Courtial, chargé d’étude et entomologiste au Gretia (Groupe d’étude des invertébrés armoricains). En France, il n’y a aucune espèce d’araignée dangereuse, surtout pas dans l’Ouest. » Le matin, pourtant, combien d’entre nous ont déjà eu l’impression d’avoir été piqués par une araignée la nuit ? « Mais déjà, une araignée ne pique pas, elle mord, précise Cyril Courtial. Et surtout, les araignées n’ont aucun intérêt à venir vous mordre. Ce n’est pas comme des moustiques, qui se nourrissent de votre sang. Et puis le CO2 que vous expirez fait fuir les araignées. » Pour vous mordre, en plus, cela requiert pour la bestiole d’avoir la taille suffisante (peu d’araignées sont capables de mordre un humain). Et les attaques matinales d’insectes, le plus souvent, sont le fruit de moustiques, de puces, de punaises, etc. Ainsi, sur les 42 000 espèces d’araignées recensées sur le globe, seule une quinzaine peut conduire à des réactions chez l’homme. N’accusez pas les araignées trop vite, donc.

Et puis elles sont utiles car elles s’avèrent indispensable au maintien de l’équilibre écologique entre les espèces vivantes. « C’est bon pour la biodiversité », juge Anne Bounias-Delacour. « Chez vous, un petit écosystème se met en place, avec des proies et des prédateurs. L’araignée, elle, est tout en haut, et il ne faut pas changer cela, estime Cyril Courtial. Elle a un rôle d’insecticide, mais elle le fait naturellement. » L’araignée va ainsi vous débarrasser des insectes (elle mange chaque jour l’équivalent de son poids en insectes), mais aussi limiter leur prolifération. Exit les mouches, les moustiques, les puces… « C’est bien plus efficace et moins toxique qu’un insecticide, poursuit Cyril Courtial. Elles vont faire le même travail, manger des insectes, des cloportes, des moucherons, certains la nuit. Plutôt que de chercher à se débarrasser des araignées, il faut donc chercher à vivre avec. »

Avoir des araignées chez soi, « c’est donc quelque part bon signe, car cela veut dire que votre intérieur sera sain, pas toxique et qu’il n’y aura généralement pas beaucoup de moustiques », explique Anne Bounias-Delacour.

Pas question pour autant de laisser les araignées faire tout le ménage chez vous. « Si votre appartement est propre, bien entretenu, et qu’il n’y a pas trop de poussière ni d’insectes, il n’y aura jamais d’explosion du nombre d’araignées. » Dans le cas contraire, effectivement, cela pourrait en attirer un peu trop. L’idée, c’est donc de continuer à nettoyer votre appartement, mais plutôt de laisser « bosser » les araignées en complément. Faites leur confiance, en somme.

Et à tous ceux qui redouteraient (encore) d’être envahis par les araignées, soyez rassurés : les araignées sont cannibales. Oui, vous avez bien lu, elles se mangent entre elles. Ainsi, le plus grand ennemi de l’araignée, c’est… l’araignée !

Dormez tranquille…

TRAVAUX DE RENOVATION: LA TVA NE SERA PAS AUGMENTEE ET RESTERA à 5,5%


Dans une lettre adressée à Guillaume Garot, député de la Mayenne (53), le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué que le taux réduit de TVA pour les travaux de rénovation énergétique dans le bâtiment serait maintenu en 2019.

Septembre 2018

Déjà en juillet, Bruno Le Maire, ministre de l’économie, avait indiqué croire en « la stabilité fiscale. Quand on y touche, cela crée des perturbations et déstabilise le marché. Nous avons écarté la hausse de la TVA pour la restauration et le bâtiment ».

Malgré cette déclaration, les rumeurs allaient bon train et la Capeb (syndicat des artisans) appelait à la vigilance. « Tant que la loi de finances n’est pas votée, le risque existe toujours ». De son côté, Jacques Chanut, président de la FFB (autre syndicat…)demandait « au Gouvernement des assurances quant à l’abandon d’un tel projet, qui détruirait brutalement 27 000 emplois ».

C’est dans un courrier adressé à Guillaume Garot, député PS de la Mayenne (53) que le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé la nouvelle:« Vous m’avez fait part des inquiétudes exprimées par les artisans de la Mayenne concernant une éventuelle révision du taux réduit de TVA pour les travaux de rénovation énergétique dans le bâtiment ».« A cet égard, je tiens à vous rassurer en vous confirmant que le Gouvernement n’envisage pas de proposer, dans le projet de loi de finances pour 2019, un relèvement du taux de TVA pur les travaux de rénovation énergétique », a ainsi précisé Edouard Philippe.

 

AUTO-CONSOMMATION D’ENERGIE: LA FRANCE EST EN RETARD


L’autoconsommation d’énergie, c’est-à-dire la production d’énergie par les entreprises et les particuliers pour leur propre consommation, tout le monde en parle, mais la France fait-elle vraiment ce qu’il faut pour se développer?

Septembre 2018

La France ne compte aujourd’hui que 28.000 installations autoconsommatrices (via des panneaux solaires essentiellement), contre 20.000 l’an dernier. (selon Enerplan le syndicat des professionnels du solaire)

 «Notre retard par rapport à nos voisins s’accentue: nous autoconsommons 100 fois moins que les Italiens et 33 fois moins que les Allemands, expose Daniel Bour président d’Enerplan). 1,5% de l’électricité italienne est autoconsommée: c’est l’équivalent de la part de la totalité de la production solaire dans le mix français.» Un retard d’autant plus dommageable au regard d’Enerplan que l’autoconsommation est un sujet majeur d’actualité qui concerne l’ensemble des Français, «les sondages montrant que ce dossier fait l’unanimité parmi la population».
Pourquoi la France accuse-t-elle ce retard dans l’autoconsommation? Daniel Bour ne veut pas seulement s’arrêter au prix de l’électricité pour le particulier, sensiblement plus attractif que dans les autres pays européens. «Il y a aussi, par un réflexe très français, le fait qu’on commence par mettre en place des instruments de contrôle et des freins avant même que le marché de l’autoconsommation n’ait réellement démarré». De telle sorte que des avancées obtenues sont parfois rapidement contrecarrées. Par exemple le statut de tiers-investisseur: ce système, qui offre la possibilité à un tiers d’investir dans une installation afin de fournir de l’électricité à un consommateur directement chez lui, devait s’accompagner d’un allègement de taxes. Or cet assouplissement fiscal n’est plus à l’ordre du jour.

Cette remise en cause, si elle se confirme, serait un rude coup pour l’autoconsommation car le dispositif du tiers investisseur est bien rodé selon Enerplan: un investisseur finance une centrale sur une toiture industrielle ou commerciale et vend l’électricité à l’occupant du bâtiment. «L’intérêt est de permettre à des industriels d’autoconsommer de l’électricité produite par leur toiture sans pour autant les obliger à immobiliser l’investissement nécessaire.»

Produits locaux : Prix au kilogramme ou au kilomètre ?


Le « Made in France » ne suffit plus, il faut du régional ! Dans un contexte de restructuration récent des régions françaises, les marques régionales connaissent un succès grandissant. C’est le cas par exemple de « Sud de France », relancée récemment par la nouvelle région Occitanie, ou de « Produit en Bretagne », créée dès 1993.

Septembre 2018

Tout se passe comme si un produit cultivé ou fabriqué localement était nécessairement plus authentique, et inspirait davantage confiance. Dans le domaine des produits artisanaux, et surtout de l’alimentaire, le régional a le vent en poupe. Et dans ce secteur comme dans tous les autres, les clients deviennent de plus en plus exigeants et experts, n’hésitant plus à se renseigner sur la provenance ou le lieu de fabrication des produits, sur les labels et les appellations d’origine. Les motivations sous-jacentes à l’achat régional sont multiples : limiter les dépenses logistiques et l’impact écologique du transport, promouvoir l’emploi sur place, profiter des spécialités de son lieu de résidence ou de vacances. Le « Made in France » ne suffit plus, il faut du régional, et, de plus en plus souvent du local.

Mais selon Emmanuelle Le Nagard, professeure de marketing à Essec Business School, il existe un paradoxe… Souvent plus la production est proche, plus le produit est cher, les produits locaux sont ainsi parfois à des prix plus élevés que ceux qui viennent de plus loin, non pas forcément des pays à bas coût de main-d’oeuvre, mais simplement d’autres localités de la région, ou d’autres régions de France. Il semble parfois que plus la production est proche, plus le produit est cher. Ainsi, au lieu de profiter des économies de logistique, le client semble payer une sorte de taxe, inversement proportionnelle au nombre de kilomètres parcourus, pour pouvoir profiter des produits « locaux ».

 

 

COUR DE CASSATION: le vendeur d’une habitation doit s’assurer que le système de chauffage fonctionne


Le vendeur d’une habitation doit s’assurer que le système de chauffage est bien en état de fonctionner. S’agissant d’un logement, le système de chauffage dont il doit être pourvu est un accessoire indispensable sans lequel il ne peut être vendu, déclare la Cour de cassation.

Aout 2018

Tant que les éléments indispensables à l’utilisation du bien vendu ne sont pas en état d’être utilisés, expliquent les juges, le vendeur n’est pas libéré de ses obligations car il est censé n’avoir pas livré ce qu’il a vendu. A moins bien sûr qu’un accord avec l’acheteur l’en dispense.

Dans l’affaire, un couple avait acheté une maison en plein hiver et avait constaté en s’installant que plusieurs radiateurs avaient éclaté à cause du gel. Les gelées se sont produites avant la signature de la vente, observaient les juges, et les réparations sont donc à la charge du vendeur, qui était propriétaire à ce moment-là.

Il ne s’agit pas, précise la Cour, d’un vice caché que le vendeur pourrait avoir ignoré et dont il ne serait alors pas responsable, selon la clause généralement insérée par les notaires dans les actes de vente. Il s’agit d’un défaut de délivrance de l’objet vendu.

L’affaire aura coûté plus de 20.000 euros de réparation à ce vendeur.

Le chauffage fait partie des éléments obligatoires pour qu’un logement soit déclaré “décent”, selon un décret de 2002. “Les réseaux et branchements d’électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d’eau chaude sont conformes aux normes de sécurité définies par les lois et règlements et sont en bon état d’usage et de fonctionnement”, dit ce décret, principalement destiné cependant aux relations entre propriétaires et locataires.

(Cass. Civ 3, 28.2.2018, K 16-27.650).

NUCLEAIRE: 6 NOUVEAUX EPR EN FRANCE ?


Une étude lancée par l’ex-ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et le ministre de l’Economie sur le maintien des compétences dans le nucléaire préconise de construire six EPR à partir de 2025.

Aout 2018

La sortie de ce rapport a-t-il précipité le départ de Nicolas Hulot ?

La filière nucléaire rend l’arrêt des constructions à la fin des années 1990 responsable des retards à répétition de l’EPR de Flamanville (Manche) et d’Olkiluoto (Finlande), l’objet était notamment d’évaluer « les impacts d’éventuelles périodes d’inactivité […] et les conditions dans lesquelles les capacités industrielles requises pour la construction de réacteurs pourraient être remobilisées après une période d’inactivité prolongée ». Une préoccupation pour les activités civiles mais aussi de défense – avec la propulsion nucléaire des sous-marins et des porte-avions.

Les noms des deux experts en charge de cette mission font déjà polémique : Yannick d’Escatha, ancien administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique, est désormais conseiller du PDG d’EDF et Laurent Collet-Billon jusqu’à l’an dernier délégué général à l’Armement. Le premier était paradoxalement chargé de se concentrer sur le volet militaire du rapport et le second sur le volet civil…

Après plusieurs semaines d’auditions menées par un groupe restreint (dont un ancien dirigeant d’Areva), le rapport a été envoyé dans l’été à ses commanditaires. Ses conclusions ne surprennent guère : pour maintenir les compétences industrielles, donner des perspectives aux salariés et assurer la relève, « on ne peut pas arrêter de construire », estime en résumé le rapport. Il défend même un plan précis, avec, selon plusieurs sources, la construction d’un premier lot de six nouveaux EPR à partir de la prochaine décennie. La construction d’un premier exemplaire, suggère ainsi le rapport, démarrerait en 2025 (date du « premier béton », qui acte le début d’un chantier nucléaire), pour une entrée en service en 2035. La construction d’un deuxième réacteur serait lancée deux ans après le premier, et ainsi de suite pour construire ces trois premières paires.

Les conclusions siéront à EDF. Son PDG, Jean-Bernard Lévy, au-delà de la prolongation d’exploitation des réacteurs existants, bataille, depuis son arrivée à la tête d’EDF en 2014 pour construire des EPR, ”continuer à construire pour  maintenir les compétences” .

Arbitrages « à l’automne »
Le gouvernement devrait se donner un peu de temps pour décider des suites du rapport. « Il a un peu débordé de son champ, estime une source ministérielle, qui ne se sent pas engagée. On ne leur demandait pas d’aller aussi loin dans la planification ». Initialement prévus en septembre, les arbitrages sur la PPE sont désormais attendus « cet automne normalement », indique l’entourage du Premier ministre, précisant qu’il n’y a « aucune urgence ».

Nouveau plan pour la rénovation énergétique des bâtiments


Après plus de trois mois de concertation, le Gouvernement a présenté son plan pour la rénovation énergétique des bâtiments publics et privés. Il doit permettre de lutter contre le changement climatique et d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens les plus fragiles tout en faisant des économies d’énergie.

Aout 2018

Le Plan de rénovation énergétique des bâtiments est le fruit d’une concertation de plus de trois mois. Il est « un texte de consensus qui propose des solutions pour tous ». A travers 32 mesures, il vise à accélérer et massifier les opérations de rénovation qui « souffrent aujourd’hui d’un manque de lisibilité qui nuit à leur généralisation ».

Le Gouvernement rappelle que le secteur du bâtiment est « trop énergivore » et qu’il représente à lui seul 45% de la consommation énergétique finale et 25% des émissions de gaz à effet de serre (…). « A ce constat écologique s’ajoute un constat social : 7 millions de logements sont mal isolés et 3,8 millions de ménages ont des difficultés à payer leur facture ou se privent de chauffage ».

Mais s’il y a urgence à rénover les bâtiments, « le nombre de chantiers n’augmente que très lentement face à la complexité technique ou parce que les financements sont dispersés ».

Pour débloquer la situation, le gouvernement a défini un plan qui doit répondre à plusieurs objectifs : 15% d’économies d’énergie d’ici 5 ans pour le parc immobilier de l’Etat, la rénovation du parc au niveau BBC pour 2050 et l’éradication des passoires thermiques avec un rythme de 100 000 logements sociaux rénovés par an d’ici la fin du quinquennat.

Le Plan offre aux particuliers un accompagnement adapté à chaque situation et un soutien prioritaire aux familles aux revenus les plus modestes. Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, précise en effet que la priorité du Gouvernement : « est de venir en aide aux plus fragiles face au froid. 14% des Français ont froid dans leur logement. Le plan prévoit donc le déploiement d’une rénovation énergétique abordable qui ne laisse personne sur le bord du chemin. ».

Pour les bâtiments tertiaires privés comme publics, le plan prévoit « des formes d’action innovantes ainsi que de nouvelles sources de financements ».

A travers cette initiative le Gouvernement souhaite accompagner tous les ménages dans la rénovation de leur logement et lutter en priorité contre la précarité énergétique, faire des bâtiments publics des bâtiments exemplaires en matière d’efficacité énergétique, créer une nouvelle dynamique de filière pour « rénover plus, mieux et moins cher », et entraîner les territoires par la mobilisation des acteurs locaux.
Des moyens « à la mesure » du plan de rénovation
Pour ce faire, le plan prévoit notamment de :

– Créer d’un fonds de garantie de 50 millions d’euros pour aider 35 000 ménages aux revenus modestes par an ;
– Simplifier les aides pour tous les Français en transformant le crédit d’impôt en une prime dès 2019 et en adaptant les prêts existants ;
– Fiabiliser l’étiquette énergie des logements, le diagnostic de performance énergétique (DPE), pour plus de confiance ;
– Mieux former les professionnels et mieux contrôler la qualité des travaux en réformant le label RGE, en investissant 30 millions d’euros dans la formation des professionnels et 40 millions d’euros dans l’innovation ;
– Encourager une rénovation massive des bâtiments publics de l’Etat et des collectivités en mobilisant 4,8 milliards d’euros ;
– Missionner une start-up pour accompagner cette rénovation en mutualisant les moyens afin de massifier les contrat, de réduire les coûts et lever les freins contractuels, juridiques et institutionnels.

Sont également prévus 75 millions d’euros pour la sensibilisation à la maîtrise de l’énergie, la formation des syndics de copropriétés, la détection et l’accompagnement de la grande précarité ou encore les démarches innovantes dans les territoires.

Pour accélérer la mise en route du plan rénovation, le Gouvernement débloquera 200 millions d’euros via les Certificats d’économies d’énergie (CEE). Au total, le plan représente environ 14 milliards d’euros de soutien public en investissement et prime sur le quinquennat, complétés par plus de 5 milliards d’euros de certificats d’économie d’énergie directement utilisés pour financer le plan.

« La concertation a permis de mobiliser tous les acteurs de la rénovation sur un objectif commun, la neutralité carbone en 2050, et de se fixer collectivement comme ambition la rénovation de 500 000 logements par an dont la moitié occupée par des ménages aux revenus modestes », conclut Nicolas Hulot.

Pour agir sur l’ensemble du parc bâti, le Gouvernement propose un plan qui s’articule autour de 4 axes, 12 actions et 32 mesures :

Axe 1 : Faire de la rénovation énergétique des bâtiments une priorité nationale
– Définir des objectifs précis, clair et ambitieux ;
– Améliorer le suivi de la rénovation énergétique et l’accès aux données ;
– Co-construire les actions avec tous les acteurs.

Axe 2 : Massifier la rénovation des logements et lutter contre la précarité énergétique
– Créer une signature commune ;
– Placer les territoires au cœur de la stratégie de massification ;
– Rendre les parcours, aides, plus efficaces et mobilisateurs ;
– Lutter contre la précarité énergétique.

Axe 3 : Accélérer la rénovation et les économies d’énergie des bâtiments tertiaires
– Maintenir une exigence ambitieuse de rénovation du parc tertiaire, public et 
privé ;
– Favoriser la rénovation du parc tertiaire public ;
– Encourager la sobriété énergétique par l’évolution des usages et l’éducation.

Axe 4 : Renforcer les compétences et l’innovation
– Accélérer la montée en compétence de la filière du bâtiment ;
– 
Soutenir l’innovation, notamment numérique.

PIC ELECTRIQUE EN EUROPE POUR COUVRIR LE FONCTIONNEMENT DES CLIMATISATEURS


Ces derniers jours, la production électrique française a connu un pic de consommation à la mi-journée, autour de 55 000 mégawatts. La canicule n’échauffe pas seulement les esprits. Elle pèse aussi lourdement sur la consommation et la production d’électricité. Après avoir battu des records en juillet dans plusieurs pays d’Europe, les températures du mois d’août s’annoncent comme certaines des plus hautes du siècle.

Aout 2018

En France, le mois de juillet est le troisième mois le plus chaud depuis 1900, cette situation fait le bonheur des fabricants de climatiseurs. Les chiffres des ventes de l’été ne sont pas encore connus, mais la tendance s’annonce d’ores et déjà très forte. L’an dernier, plus de 500 000 unités ont été vendues, soit 8 % de plus qu’en 2016. A l’heure où l’efficacité énergétique est devenue un enjeu essentiel, l’augmentation du nombre de climatiseurs provoque une hausse de la consommation d’électricité, de plus en plus sensible chaque été.

L’été, le pic intervient à la mi-journée, au moment où les climatiseurs, souvent très énergivores, s’ajoutent aux ordinateurs, aux appareils de cuisson pour le déjeuner et aux usages industriels. Les besoins sont particulièrement marqués en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, note SIA Partners dans une étude réalisée pour Le Monde sur la vague de chaleur 2018. « Avec les besoins de climatisation, chaque degré supplémentaire par rapport aux normales de saison demande la mobilisation de l’équivalent d’un demi-réacteur nucléaire », résume Pierre Leplatois, consultant au cabinet SIA Partners et expert du réseau électrique.

« Les villes sont particulièrement touchées par ces vagues de chaleur, avec des amplifications allant jusqu’à 5 degrés de plus par rapport aux zones rurales en raison de la différence de nature de l’occupation des sols », relève également SIA Partners, qui souligne que les îlots de chaleur urbains empêchent la baisse de la température pendant la nuit.

« La France exporte massivement sa production électrique depuis le début de la canicule. On arrose toute l’Europe », observe Pierre Leplatois. L’Allemagne, grâce à sa production photovoltaïque, se trouve également en situation de forte exportation, mais du fait de la canicule, EDF a dû, en fin de semaine dernière, arrêter et diminuer la production de plusieurs réacteurs nucléaires situés en bord de fleuve. La réglementation environnementale interdit aux centrales de rejeter de l’eau trop chaude pour ne pas modifier l’équilibre environnemental. Mais ces arrêts de production ne devraient pas avoir d’impact direct sur les consommateurs et les entreprises.

Les fortes chaleurs ont aussi une incidence sur la production éolienne, avec une baisse marquée compte tenu de la faiblesse du vent. Ailleurs en Europe et dans le monde, de nombreux pays ont recours à des centrales thermiques au gaz ou au charbon pour faire face aux pointes de consommation électrique dues à l’utilisation de la climatisation. Celle-ci augmente les émissions de gaz à effet de serre.

A l’heure actuelle, 1,6 milliard de climatiseurs sont utilisés dans le monde, dont la moitié aux Etats-Unis et en Chine. Ils nécessitent plus de 2 000 térawattheures d’électricité par an, soit quatre fois la consommation annuelle d’électricité en France. Selon l’AIE, le nombre d’unités installées dans le monde pourrait atteindre 5 milliards en 2050.

1er septembre 2018: Interdiction des néonicotinoïdes en France


Les pesticides néonicotinoïdes seront interdits à partir du 1er septembre 2018 en France, cette mesure est destinée à protéger les colonies d’abeilles en déclin mais les agriculteurs réclament du temps pour développer des alternatives.

Septembre 2018

La loi biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction des néonicotinoïdes à partir du premier jour du mois de septembre. Seront interdits les cinq substances jusqu’alors autorisées en Europe pour des usages phytosanitaires sont concernées (les trois visés par l’UE, plus thiaclopride et acétamipride).

Disponibles depuis le milieu des années 1990, les néonicotinoïdes, ensemble de sept insecticides neurotoxiques (acétamipride, clothianidine, imidaclopride, thiaclopride, thiaméthoxame, nitenpyrame et dinotéfurane), sont devenus les pesticides les plus utilisés dans le monde. S’ils peuvent être utilisés en pulvérisation, en France ils servent principalement de manière préventive, en enrobant les semences. La substance est absorbée par la plante et se propage à tous ses tissus, y compris le pollen. Betteraves, blé, colza, arbres fruitiers, vigne… Ils sont utilisés pour débarrasser les cultures des chenilles, cochenilles, pucerons ou insectes mangeurs de bois.

Depuis les années 2000, des scientifiques s’inquiètent du fait que même à faible dose, ces substances qui s’attaquent au système nerveux des insectes affectent les pollinisateurs (abeilles et bourdons désorientés, sperme des mâles altéré…). Les apiculteurs français constatent une hausse de la mortalité dans leurs ruches depuis l’arrivée des néonicotinoïdes. Mais “aucun élément scientifique rigoureux” ne prouve qu’ils sont la première cause de mortalité des abeilles, note le directeur scientifique de l’Institut de l’abeille, Axel Decourtye.

Les ONG réclament l’interdiction d’autres pesticides. “Ne nous limitons pas à cette famille. Beaucoup d’autres devraient être interdits”, plaide François Veillerette, de Générations Futures. Dans son viseur notamment des produits parfois appelés “néonicotinoïdes de nouvelle génération”: la flupyradifurone, pas autorisée en France, et le sulfoxaflor, substance active de deux produits dont l’association a fait suspendre la vente par la justice en 2017. La loi alimentation adoptée en première lecture prévoit l’extension de l’interdiction des néonicotinoïdes aux substances chimiques ayant des modes d’action identiques. Si elle est adoptée définitivement, un nouveau décret devrait compléter la liste. Les néonicotinoïdes restent néanmoins autorisés pour les usages non phytosanitaires, comme biocides et médicaments vétérinaires, notamment les produits anti-puces pour chiens et chats.

Les agriculteurs se retrouvent dans une impasse “dramatique”, dénoncent la FNSEA et d’autres syndicats agricoles, assurant ne pas avoir de solutions de remplacement. Selon un rapport de l’Anses, il existe des alternatives “suffisamment efficaces, et opérationnelles”, chimiques ou non chimiques, pour la grande majorité des 130 usages phytosanitaires des néonicotinoïdes mais reconnaît que “l’impact sur l’activité agricole de l’interdiction des néonicotinoïdes est difficile à anticiper”.

Et pour l’homme ? Pêches, laitues, tomates… L’acétamipride et l’imidaclopride sont présents respectivement dans 5% et 4% des échantillons alimentaires recueillis en Europe, selon un rapport de 2016 de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA). Mais en février 2018, l’Anses assurait que les données disponibles “ne mettent pas en évidence d’effet nocif pour la santé humaine”, à condition que les consignes d’utilisation soient respectées.

Canicule ou forte chaleur, comment faire face


La canicule est un épisode de forte chaleur qui dure plusieurs jours et plusieurs nuits. En France, la canicule est déclarée lorsque surviennent trois journées de chaleur consécutives avec des températures maximales supérieures à 33 degrés le jour et 20 degrés la nuit. Comment se protéger de la chaleur ?

Aout 2018

Dans votre habitat :

  • Ne faites pas entrer la chaleur: Installez des stores thermiques en prévision de la chaleur avant l’été (ils vous serviront aussi en hiver pour isoler vos fenêtres contre le froid), adaptez votre quotidien pour limiter les ajouts de chaleur dans votre intérieur pendant la journée : ne cuisinez pas, ne faites pas tourner de machine à laver ou de lave-vaisselle en journée, attendez le soir pour passer l’aspirateur, évitez d’allumer les lampes halogènes, ne laissez pas vos appareils électriques en mode veille (ils dégagent dans ce mode encore beaucoup de chaleur)
  • Rafraîchissez votre maison: Ouvrez la porte de la cave si elle donne dans votre maison. Il est aussi efficace de placer des linges humides la nuit au niveau des fenêtres ouvertes ou de positionner devant un ventilateur une bouteille d’eau préalablement congelée. L’air sortant du ventilateur passera par la bouteille et se rafraîchira à son contact, ce qui permettra d’envoyer de l’air frais dans la pièce.
    Le soir, rafraîchissez votre maison en passant un jet d’eau sur vos volets, bords de fenêtre, terrasses…
    Utilisez les bienfaits de la nuit pour ouvrir les fenêtres ou faire fonctionner les appareils ménagers (lave-linge, lave-vaisselle…).
  • Rafraichissez-vous ! Adaptez votre alimentation (repas froids, légers) et buvez beaucoup d’eau. Prenez régulièrement des douches ou des bains frais, sans vous sécher.En journée, n’hésitez pas à placer des torchons ou des gants de toilette humides dans votre réfrigérateur. Sortez-les au fur et à mesure pour tamponner votre visage et votre nuque. Super pouvoir rafraîchissant garanti !Ne pratiquez pas d’activité physique en période de canicule (évitez ainsi la marche, le jardinage etc…).Quelques idées de sorties qui peuvent vous rafraîchir :Se rendre au cinéma.Passer du temps dans une bibliothèque climatisée. Faire quelques courses ou simplement un petit tour au supermarché, hypermarché ou centre commercial climatisé …).

Au travail

  • Si vous travaillez en extérieur en période de fortes chaleurs, votre société peut aménager le temps de travail : horaires décalés, limite de la cadence de travail… N’oubliez pas non plus de vous munir d’un chapeau protecteur, de porter des vêtements en coton, larges et clairs, de faire vos poses dans un endroit ombragé et de boire beaucoup d’eau.
  • Si vous travaillez à l’intérieur, pensez à fermer les volets ou stores et à utiliser un ventilateur. Si les locaux bénéficient de la climatisation : attention aux écarts de température entre l’extérieur et l’intérieur sans quoi, c’est le coup de froid assuré !

    En voiture

  • Si vous avez à faire un long trajet en voiture en période de canicule, buvez régulièrement de l’eau et faites des pauses. Ne forcez pas sur la climatisation pour ne pas créer un trop grand écart de température entre l’extérieur et l’intérieur. Si vous avez des pare-soleil, utilisez-les. Dans le cas contraire, vous pouvez placer des linges humides au niveau des fenêtres arrière du véhicule.
  • N’oubliez pas avant d’entreprendre un long voyage de faire réviser votre voiture, car les fortes chaleurs éprouvent les pneus et le moteur. La batterie est aussi un point sensible en cas de température élevée. Important : ne laissez jamais un enfant seul dans la voiture, même quelques minutes. Trop d’accidents dramatiques ont lieu chaque été provoquant souvent le décès de l’enfant.
    De même, n’entreprenez pas de longs voyages avec de jeunes enfants en période de canicule (ou dans ce cas, décalez vos horaires de conduite pour profiter des moments les plus frais de la fin de nuit, de la matinée ou de la soirée).

    Comment protéger les personnes fragiles ?

  • La canicule est une situation difficile à vivre pour tous, mais elle est plus que dangereuse pour les sujets à la santé fragile, les personnes âgées et les jeunes enfants. En période de fortes chaleurs, n’oubliez pas de prendre des nouvelles de vos proches âgés, surtout s’ils vivent seuls. Le mieux est aussi de leur rendre visite régulièrement en leur apportant de l’eau, un ventilateur, et en vérifiant leur réfrigérateur (fort risque d’intoxication alimentaire).
  • Pour les jeunes enfants, ne les sortez pas aux heures les plus chaudes. Faites plutôt un tour au parc en tout début de matinée ou en fin de journée. La piscine et la baignade en général sont des activités à privilégier quand les journées sont chaudes.

 

Canicule Info Service : 08.21.22.23.00

 

Au deuxième trimestre 2018, les énergies renouvelables ont atteint en france le record de 31% de la production d’électricité


Les énergies renouvelables ont représenté 31% de la production d’électricité en France au deuxième 2018 et assurées 10% de la consommation électrique en France, au deuxième trimestre 2018. Quelles sont les raisons de ce record ?

Aout 2018

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) a communiqué ses chiffres officiels le 30 juillet.  La production hydroélectrique à elle seule en constitue 20% ; les 10% restants sont répartis entre les filières éolienne, solaire photovoltaïque, et les bioénergies conséquentes. Le but est d’arriver à 40% en 2030.

Les résultats complets seront publiés en septembre dans le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2018, réalisé par l’ADEeF, Enedis, RTE et le SER. D’après son édition précédente, l’électricité renouvelable avait couvert 18,4% de l’électricité consommée en 2017, plus particulièrement dans les régions Occitanie (35,7%) et Auvergne-Rhône-Alpes (34,6%) qui se distinguent par leurs parcs hydrauliques.

Les installations vertes bourgeonnent vite…

“C’est la première fois que les nouvelles énergies atteignent 10% de la consommation électrique”, affirme Sean Vavasseur, responsable système électrique le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Cette hausse serait due à l’enrichissement des stocks d’éoliennes de 10% d’année en année, et des panneaux photovoltaïques qui génèrent aujourd’hui 8 gigawatts d’électricité. Les fortes précipitations qui ont rempli les bassins en fin 2017 et début 2018 justifieraient le bilan hydroélectrique, après deux années assez sèches.

Au premier trimestre 2018, les énergies renouvelables couvraient 23% de la consommation électrique. Le taux de 31% au deuxième trimestre n’est pas une totale surprise. En effet, le deuxième trimestre est caractérisé par une moindre consommation électrique par rapport au premier. “Les productions hydrauliques et éoliennes prennent alors une part plus importante dans la consommation globale. Cependant, plus l’été se réchauffe et plus les Français auront recours à la climatisation. On s’attend donc à une reprise de la consommation au troisième trimestre, ainsi qu’au quatrième, et donc logiquement à une baisse de la part du renouvelable.

L’humanité aura consommé mercredi 1er août 2018 l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an


L’humanité aura consommé mercredi 1er août 2018 l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra “à crédit” pendant cinq mois, selon l’ONG Global Footprint Network, qui souligne que cette date survient de plus en plus tôt.

Juillet 2018

Le 1er août 2018 est “la date à laquelle nous aurons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber”, explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network. “Il nous faudrait aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins”, souligne WWF dans un communiqué. Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du “jour du dépassement” au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

 Le mouvement “s’est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage”, explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. “On met à mal la capacité de la planète à se régénérer”, en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

La situation diffère fortement selon les pays. “Nous avons des responsabilités différentes: des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte”, souligne Pierre Cannet de WWF. Si l’ensemble de l’humanité vivait comme eux, le “jour du dépassement” interviendrait dès les 9 et 19 février. A l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre. “On doit passer du cri d’alarme à l’action”, estime Pierre Cannet, qui s’inquiète de la reprise des émissions de CO2 au niveau mondial en 2017 après trois années de stabilisation.

 Sur le site internet du “jour du dépassement” sont présentées différentes solutions pour inverser la tendance: revoir la façon dont sont pensées les villes, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, limiter l’expansion démographique. Chacun peut calculer son empreinte écologique sur http://www.footprintcalculator.org/.

L’UTILISATION DES PESTICIDES EN FRANCE EN AUGMENTATION DE 12%


La consommation des pesticides reste orientée à la hausse en France. L’indicateur NODU (nombre de doses unités), qui sert à en mesurer l’utilisation, « a augmenté de plus de 12 % en valeur entre 2014 et 2016 », ont conjointement fait savoir vendredi les ministères de l’Agriculture, de la Santé, de la Recherche et de la Transition écologique.

Juillet 2018

12% d’augmentation, c’est davantage que la hausse (+9,4 %) observée de 2013 à 2014, laquelle avait motivé le remodelage de ce dispositif en 2015, dans le cadre d’un plan Ecophyto II. Qu’à cela ne tienne. Les quatre ministres ont annoncé la mise sur pied d’un plan « Ecophyto II + ». Il intégrera le « plan d’action sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides » qu’ils ont présenté en avril. Il reprendra également les prescriptions du «  plan d’action de sortie en trois ans du glyphosate  », dévoilé au tout début de cet été. Objectif : être opérationnel avant fin 2018 après une consultation publique prévue à l’automne

Pour Claudine Joly, en charge des questions pesticides à France Nature Environnement « malgré les dizaines de millions d’euros d’argent public dépensés dans le cadre d’Ecophyto tous les ans, l’agriculture française n’arrive pas à se libérer de son usage excessif de pesticides. Le constat est sans appel, les objectifs, déjà repoussés, de réduction des pesticides de 50% en 2025 s’éloignent un peu plus. L’outil Ecophyto est intéressant mais la sortie des pesticides ne se fera pas sans l’activation d’autres leviers économiques et règlementaires nécessaires pour obtenir une mobilisation de l’ensemble de la profession ».

Sur ces 10 dernières années, les structures censées accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides n’ont même pas réussi à stabiliser leur utilisation… et ce malgré le demi-milliard mobilisé. Elles n’ont même jamais eu de compte à rendre sur l’usage des financements reçus dans le cadre du plan. Il est temps qu’elles se remettent en cause et se transforment, pour véritablement accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides.

Les annonces ne suffiront pas à enclencher la transition agroécologique

Les contrats de solution présentés par la FNSEA sont les bienvenus, mais ils arrivent avec 10 ans de retard… et il faudra plus que des bonnes intentions pour aller vers la sortie des pesticides. Ce matin, les Ministres ont également annoncé des mesures pour sortir du glyphosate et des néonicotinoïdes, et trois interprofessions sont venues présenter leur stratégie et leurs engagements. Ce sont des signaux encourageants. Le reste de la profession doit s’engager pour amplifier rapidement le mouvement.

Pour Cécile Claveirole, responsable des questions agricoles à France Nature Environnement : « certes le gouvernement a annoncé des mesures, mais il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de l’interdiction des molécules les plus préoccupantes, l’objectif est la réduction globale et drastique de l’usage des pesticides en France. Le temps n’est plus aux bonnes intentions et autres démarches volontaires. Il faut un soutien ferme et sans concession du gouvernement pour la transition agroécologique. Il ne peut plus ignorer la volonté des citoyens : l’agriculture doit assurer une alimentation saine et de qualité pour tous, tout en préservant l’environnement et la biodiversité ».


Pour rappel:  Près de 80% des insectes ailés ont disparu en Europe en 30 ansles oiseaux des milieux agricoles ont diminué de 33% entre 1989 et 2017 et des études récentes ont notamment insisté sur le rôle des pesticides dans le déclin dramatique du nombre d’oiseaux, 92% des cours d’eau surveillés sont pollués – « Les pesticides dans les cours d’eau français en 2013 » • Commissariat général au développement durable • Chiffres & statistiques • Numéro 697 

DISTRIBUTION D’EAU : LA SAUR RACHETEE PAR UN FOND SCANDINAVE


Menacée un temps de faillite, la SAUR s’apprête à rejoindre pour la première fois le giron d’un investisseur étranger, EQT Infrastructure. Ce fonds d’origine suédoise installé fiscalement au Luxembourg a été choisi lundi 23 juillet par le conseil de surveillance de Saur.

Juillet 2018

Mise en vente en avril, la Saur, qui fournit de l’eau à 12 millions d’habitants dans le monde, avait initialement intéressé 11 candidats, dont un seul industriel. A l’issue des premières négociations, quatre fonds avaient été retenus pour les enchères finales, tous actifs dans la gestion d’infrastructures : le français Meridiam, le scandinave EQT, et deux nord-américains, KKR et I Squared. Le conseil de surveillance a finalement préféré EQT, une structure créée en 1994 par les Wallenberg pour investir dans des sociétés non cotées en Bourse. Cette dynastie au cœur du capitalisme suédois est présente au capital de groupes comme Electrolux ou ABB, est toujours l’actionnaire clé d’EQT.

Comprendre le prix de l’eau…
Le fonds EQT s’est engagé à maintenir les centres de décision en France, et à soutenir le plan de développement prévu par la direction jusqu’en 2022. Il a également francisé un peu son offre, et prévu de s’associer à un ou plusieurs partenaires tricolores, tels que la compagnie d’assurances SMABTP et BNP Paribas. EQT s’est aussi engagé à maintenir un niveau de dette « prudent ». Le sujet est sensible. Ces dernières années, l’ancienne Société d’aménagement urbain et rural (SAUR) créée à Angoulême en 1933 est en effet devenue malgré elle un symbole de la finance folle et de la façon dont elle a conduit dans le mur des groupes pourtant solides.

Filiale de Bouygues pendant plus de vingt ans, la Saur est cédée en 2005 au fonds PAI Partners, qui la revend à peine deux ans plus tard à un consortium d’actionnaires mené par la Caisse des dépôts et consignations. Bouclé pour une valeur très élevée – près de 2,5 milliards d’euros –, le « deal » permet à PAI Partners d’empocher une forte plus-value. Mais l’opération menée sous forme d’un LBO (leveraged buy-out) fait peser sur l’entreprise elle-même une dette exagérée. Lorsque survient la crise, la Saur n’est plus en mesure de payer ce qu’elle doit. La société se retrouve alors au centre d’une bataille entre ses actionnaires et ses créanciers.
Pour éviter une faillite spectaculaire, un accord est finalement conclu en 2013. Les actionnaires lâchent prise, et cèdent le contrôle de la maison à ses principaux créanciers, BNP Paribas en tête. Ce sont ces prêteurs devenus actionnaires sans l’avoir initialement voulu qui se préparent à passer le flambeau à EQT. Charge au fonds scandinave d’aider la société française à se relancer.

Au fil des ans, la Saur a en effet perdu de sa splendeur. Pour réduire sa dette, le petit rival de Veolia et Suez a vendu ses activités dans le secteur funéraire et dans le traitement des déchets. Confronté à un marché français difficile, il a aussi serré les boulons, et annoncé encore en décembre 2017 la suppression de 130 postes. Résultat : la Saur ne compte plus que 7 850 personnes, contre 14 000 au moment de sa vente par Bouygues. Son chiffre d’affaires s’est limité à 1,2 milliard d’euros en 2017, un tiers de moins qu’en 2005.

Avec l’appui de son nouvel actionnaire, l’entreprise veut retrouver le chemin de la croissance. Le plan lancé vise à porter le chiffre d’affaires à 2 milliards en 2022. Un essor qui doit passer un peu par la France et beaucoup par l’étranger. De 10 %, la part des activités internationales devrait monter à 30 %. Cibles privilégiées : l’Espagne et le golfe Arabo-Persique.

L’opération devrait se concrétiser en novembre, une fois obtenu le feu vert de l’Etat au titre des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques.

PRIX DU FIOUL ? Après un été 2017 sans baisse des prix, que va-t-il se passer cette année ?


Les crises politiques de Libye, du Venezuela et de l’Iran pèsent sur l’offre mondiale d’or noir. En quelques mois, la hausse du prix du pétrole a surpris la majorité des observateurs qui prévoyaient un baril de Brent durablement déprimé, sous 70 dollars. En avril dernier, ce dernier a pourtant franchi cette limite, en direction des 80 dollars. En un an, le cours de l’or noir s’est envolé de 56%. Il a gagné 175% depuis le plus bas touché début 2016, sous 30 dollars.

Juillet/aout 2018

Novembre 2016, décision de l’Opep et de ses alliés de circonstances, Russie en tête, de réduire leur production pour accélérer le rééquilibrage du marché. Cela a été le point de départ de ce formidable rebond des prix. La baisse de production restreint l’offre par rapport à la demande, les prix montent automatiquement.
L’Opep et ses partenaires ont en fait largement excédé leurs engagements initiaux. En mai dernier, le taux de respect de l’accord ressortait à 147% ! Concrètement, la baisse de la production de ces pays atteignait 2,65 millions de barils par jour, contre «seulement» 1,8 million de prévu.

Ce dépassement tient aux difficultés politiques et économiques de certains pays. En proie à une grave crise intérieure, le Venezuela a vu sa production chuter de 600.000 barils par jour en quelques mois. Plus récemment, l’instabilité politique en Libye a obligé le pays à couper drastiquement sa production avec un impact estimé à 850 000 barils par jour. Dans une moindre mesure, l’Angola et le Nigeria ont aussi vu leur offre reculer plus que prévu.

Le retour des sanctions américaines contre la République islamique va limiter drastiquement sa capacité à exporter son brut. Selon Morgan Stanley, la production du pays pourrait baisser de 1,1 million de barils par jour d’ici la fin de l’année. À ces facteurs d’ordre politique, se sont ajoutés des problèmes techniques en Amérique du Nord (coupure de courant sur un site de production de sables bitumineux au Canada, goulot d’étranglement dans le transport d’or noir aux États-Unis).

Constatant l’accumulation des pressions à la baisse sur la production de pétrole, l’Opep et ses partenaires ont voulu calmer le jeu. Le 23 juin dernier, ils se sont entendus pour ramener la baisse de leur production au niveau décidé en novembre 2016. Mais cela n’a eu aucun effet sur le prix du Brent. Le baril est même reparti à la hausse, les observateurs jugeant les engagements du Cartel insuffisants pour compenser les pertes de production observées par ailleurs.

Ils doutent de la volonté de l’organisation de réellement peser sur les prix alors qu’un cours de 80 dollars ne permet pas à la plupart de ses membres d’équilibrer leurs finances publiques.

Cette conjonction d’éléments – qui, tous pèsent sur l’offre mondiale de pétrole – milite pour une nouvelle hausse du prix du Brent. Le courtier Morgan Stanley fait ainsi le pari d’un prix à 85 dollars au second semestre.

« Il y a une multitude de facteurs à surveiller en ce moment sur les marchés pétroliers. Mais, d’une manière ou d’une autre, on arrive toujours à la même conclusion : c’est l’impact des sanctions américaines contre l’Iran qui décidera du prix du baril. » L’estimation de Tamas Varga, analyste chez PVM Oil, est assez partagée dans les milieux pétroliers : l’attitude de Donald Trump face à Téhéran sera décisive pour le marché pétrolier dans les prochaines semaines.

Mardi 31 juillet, les cours étaient toujours à un niveau élevé, à 74,70 dollars le baril, poussés par une demande mondiale qui reste forte et par l’incertitude géopolitique au Proche-Orient, d’autant plus forte que le président américain venait de livrer une nouvelle preuve de son imprévisibilité. Lundi soir, dans un surprenant retournement, Donald Trump a proposé de rencontrer sans aucune condition préalable le président iranien Hassan Rohani. Une proposition balayée d’un revers de main par Téhéran, pour qui tout rapprochement devrait commencer par un retour des Etats-Unis au sein de l’accord nucléaire.

 

 

LE PLAN BIODIVERSITE DE BERNARD HULOT


Le Plan biodiversité, présenté le 4 juillet 2018, par Bernard Hulot, marque un changement d’échelle dans la politique de protection de la nature, et fait de la lutte contre l’érosion de la biodiversité une priorité de l’action du gouvernement au même titre que la lutte contre le changement climatique.

Juillet 2018

« Nous avons besoin d’une alliance avec la nature, car l’érosion de la biodiversité est un poison lent. Ce plan marque le coup d’envoi d’une mobilisation sans précédent du Gouvernement et des acteurs à tous les niveaux pour combattre le déclin de nos écosystèmes. Pour répondre à ce défi de civilisation, il faut que chaque Français, chaque entreprise, chaque territoire s’engagent. L’humanité a le devoir de réparer la nature après l’avoir abimée. Je souhaite que ce plan marque le début de la reconquête de la biodiversité, dans les territoires et avec les citoyens, car c’est notre bien commun » rappelle Nicolas Hulot.

Ce plan est articulé autour de 6 axes thématiques

-Reconquérir la biodiversité dans les territoires ;
-Construire une économie sans pollution et à faible impact pour la biodiversité ;
-Protéger et restaurer la nature dans toutes ses composantes ;
-Développer une feuille de route européenne et internationale ambitieuse pour la biodiversité ;
-Connaître, éduquer, former ;
-Améliorer l’efficacité des politiques de biodiversité.

Parmi les 90 actions du plan :

  • Un objectif de zéro plastique rejeté dans l’océan d’ici à 2025 : le gouvernement soutiendra l’interdiction au niveau national des pailles et des mélangeurs à usage unique dès 2020, et au niveau européen l’interdiction des 12 produits plastiques à usage unique les plus fréquemment retrouvés sur le littoral et en mer.
  • Des actions fortes pour lutter contre l’étalement urbain : définir en concertation avec les parties prenantes la date à laquelle viser « zéro artificialisation nette ». Toute construction de nouveau parking devra être perméable afin de favoriser l’infiltration des eaux dans le sol et lutter contre les inondations.
  • 150 M€ seront mobilisés d’ici 2021 pour rémunérer les agriculteurs pour la mise en place d’action de protection de la biodiversité (couverture de sols, plantation de haies, préservation des prairies et des zones humides…)un 11ème parc national des forêts entre Champagne et Bourgogne sera créé l’année prochaine
  • Le gouvernement mettra en place un programme d’actions pour la protection des cétacés en mer. Il déploiera un réseau de 500 aires protégées éducatives, marines et terrestres. Pour la réalisation des mesures du plan, le ministère de la Transition écologique et solidaire va mobiliser 600 Millions d’euros sur 4 ans, pour déployer des actions permettant de changer d’échelle dans les territoires et avec l’ensemble des acteurs.

Le suivi du plan sera assuré par un comité de pilotage interministériel et associera l’ensemble des parties prenantes à travers le Conseil National de la Biodiversité. Le Gouvernement publiera régulièrement des indicateurs et des cartes permettant un suivi précis de l’état de la biodiversité et des pressions qui pèsent sur elles, afin que chaque acteur puisse disposer d’informations fiables et actualisées pour suivre les résultats de notre engagement.

Pour mobiliser la société française dans son ensemble, un Agenda de l’action pour la biodiversité sera lancé dès la rentrée. Il mobilisera l’ensemble des acteurs : collectivités, entreprises et acteurs de la société civile seront incités à prendre des engagements ambitieux et concrets.

Le plan biodiversité permettra à la France d’appuyer, par ses efforts nationaux et un accompagnement européen, l’adoption d’un cadre international ambitieux pour la reconquête et la protection de la biodiversité lors de la COP15 de la Convention sur la diversité biologique en 2020 en Chine.

« Devant l’urgence, nous devons faire cesser les abus sur la nature. C’est souvent quand nous sommes au pied du mur que ce qui n’était pas possible hier le devient. Je compte donc sur chacun d’entre nous » déclare avec force Nicolas Hulot.

L’ AUDIT ENERGETIQUE ELIGIBLE AU CREDIT D’IMPOT


Depuis le 1er janvier, les audits énergétiques sont éligibles au crédit d’impôt à un taux de 30%. Les pouvoirs publics ont défini par décret en date du 30 mai 2018 les conditions de qualification des auditeurs réalisant l’audit énergétique éligible au Crédit d’impôt sur le revenu (CITE).

Juillet 2018

Pour les audits portant sur une maison individuelle, sont autorisés à réaliser ces audits, les architectes, bureaux d’études techniques ou entreprises qualifiés et formés pour cette mission. . En application de cette politique et en cohérence avec ses engagements pour l’amélioration de la performance énergétique et la qualité des travaux, Qualibat lance la qualification 8731 d’audit énergétique. Elle vise à distinguer les acteurs qualifiés pour la réalisation d’audits en maisons individuelles. nts

La qualification 8731 définit l’audit comme « une étude comportant entre autres des propositions de travaux dont l’une au moins permettrait à une maison individuelle d’atteindre un très haut niveau de performance énergétique ». En termes de gain d’efficacité énergétique, l’audit vise à proposer des travaux qui permettent une baisse d’au moins 30% des consommations d’énergie primaire Cep ou encore d’atteindre le niveau de performance « BBC Rénovation » en 4 étapes maximum.

Les candidats à la qualification devront disposer des logiciels, matériels et équipements techniques nécessaires à la réalisation des audits énergétiques. Ils devront également être capables de proposer à la fois:

– des scénarii de rénovation de l’enveloppe du bâtiment (système passif)
– des solutions d’équipement adaptées (système actif)
– une rénovation par étapes.