L’actualité énergie de la semaine – 16 mars

 

Nouveau drame écologique après le naufrage d’un navire italien, la création d’un programme de neutralité carbone par le géant du commerce sur internet et la colère du chef de l’État sur la Loi sur l’énergie : découvrez l’actualité énergie de la semaine !

 

Naufrage du « Grande America » : le début d’une course contre la montre

Après le naufrage du navire italien dans le Golfe de Gascogne, les côtes françaises sont en alerte. Le navire, qui en plus des conteneurs qu’il transportait, avait également à bord une cargaison de fioul. La longueur des deux nappes d’hydrocarbure repérées par la Marine Nationale sont estimées entre 13km sur 7, et 9km sur 7. Elles se situaient jeudi soir à 315km à l’ouest des côtes et devraient se morceler au fur et à mesure de leur approche des côtes. Difficile de dire exactement quels seront les départements touchés par cette nouvelle vague de pollution, mais une seule certitude : la Gironde et la Charente-Maritime seront inévitablement touchées d’ici approximativement une semaine. Quatre navires ont été mobilisés dès les premières observations de pollution pour tenter de pomper un maximum d’hydrocarbure.

Amazon vise la neutralité carbone

Avec plus de 5 milliards d’articles expédiés dans le monde rien qu’en 2017, le géant du commerce sur internet Amazon a décidé de devenir plus écolo avec la création d’un programme appelé « Shipment Zero ». L’entreprise a pour ambition de rendre 50% de ses livraisons neutres en carbone. Pour cela, elle compte recourir à l’utilisation d’ « énergies 100% renouvelables » et mise également sur les emballages réutilisables. Amazon admet qu’ « atteindre cet objectif ne sera pas facile » mais qu’il est néanmoins important de rester « déterminé à maintenir le cap que l’on s’est fixé ». L’entreprise a par ailleurs promis de publier les résultats de son emprunte carbone.

 

Loi sur l’énergie : couac au gouvernement ?

Comme nous vous l’expliquions dans « L’actualité énergie de la semaine » du 23 février dernier, la Loi sur l’énergie a bien évoluée depuis… mais pas forcément dans le bon sens !  En effet, le gouvernement était revenu sur son objectif quant à la baisse de la consommation d’énergie de 20 à 17% d’ici 2030. De plus, le pays avait également l’ambition d’atteindre la « neutralité carbone » d’ici 2050 avant d’être remplacé par son objectif précédent, soit diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre. Des changements qui n’ont apparemment pas plu à Emmanuel Macron qui, d’après le journal Le Canard Enchaîné, aurait « piqué une colère » en découvrant les changements qu’avait apporté Matignon à la loi. Il leur aurait notamment reproché d’avoir revu à la baisse les ambitions écologiques et aurait déclaré : « Il n’est pas question de renoncer à nos ambitions telles que je les ai plusieurs fois expliqué ». La réécriture de cette loi a été confirmée par l’Élysée à l’AFP et la présentation au Conseil des ministres du texte, prévue à l’origine pour le 11 mars, a été repoussée à une date encore inconnue.

L’actualité énergie de la semaine – 09 mars 2019

 

Beaucoup d’énergies vertes dans l’actualité de la semaine ! Le développement des énergies renouvelables se poursuit avec la création d’une intelligence artificielle du géant Google au service des parcs éoliens. Le gouvernement britannique a lui aussi décidé d’accélérer sa production en électricité verte et découvrez ce qui a changé pour l’éco-prêt à taux zéro au 1er mars !

 

Grande-Bretagne : l’éolien a le vent en poupe

Alors qu’il ne reste qu’un an à la Grande-Bretagne pour atteindre ses objectifs de production en énergie verte, le gouvernement britannique a annoncé jeudi sa volonté que 30% de l’électricité produite dans le pays provienne d’éoliennes en mer. L’objectif, fixé pour 2030, devrait coûter un peu moins de 300 millions d’euros et devrait permettre la création de milliers d’emplois a assuré le gouvernement. Les écologistes s’interrogent cependant sur l’origine de la production des 70% restant.

Google : prévoir la production des énergies renouvelables grâce à l’intelligence artificielle

Face aux aléas météorologiques, difficile de savoir à l’avance combien une éolienne va produire en électricité dans la journée… jusqu’à aujourd’hui ! C’est en tout cas ce qu’a affirmé Google via son entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA), DeepMind. Cette dernière pourrait prédire jusqu’à 36 heures à l’avance la quantité d’électricité que pourrait produire une éolienne.  Grâce à ces prédictions, il serait possible d’établir des recommandations sur la façon de livrer de l’énergie sur le réseau électrique de façon optimale. Le gain de valeur est actuellement estimé à 20%, toujours selon Google, qui poursuit le développement de son IA.

Éco-prêt à taux zéro : ce qui a changé au 1er mars

Créé en 2009, l’éco-prêt à taux zéro (aussi appelé éco-PTZ) sera proposé jusqu’à au moins fin 2021. Le but de ce prêt ? Que des particuliers puissent effectuer des travaux d’économie d’énergie, avec un plafond de 30.000 euros et un taux d’intérêt nul.

Problème : pour pouvoir y avoir accès jusque récemment, il fallait réaliser un bouquet de travaux. Une condition qui pouvait freiner plus d’une personne, mais aujourd’hui révolue. Il est désormais possible d’avoir accès à l’éco-PTZ si vous voulez entreprendre qu’une seule action. Sans conditions de ressources, ce prêt peut s’avérer très intéressant pour les personnes désirant effectuer des travaux d’économie d’énergie de leur domicile.

L’actualité énergie de la semaine – 23 février

 

La Chine veut lancer sa première station solaire

C’est une information qui nous vient d’un journal scientifique chinois, le Science and Technology Daily : la Chine préparerait la toute première station solaire pour alimenter la Terre en électricité depuis l’espace. La construction d’une station expérimentale aurait déjà commencé près de Chongqing, une ville dans le sud-ouest du pays.

Située à 36 000 kilomètres de la Terre, la station pourrait capter les rayons du soleil en continu. L’électricité produite serait alors directement envoyée vers notre planète sous forme de micro-ondes. Pour cela, les scientifiques chinois envisageraient de débuter par l’envoi de plusieurs petites centrales électrique dans la stratosphère, entre 2021 et 2025. Celles-ci devraient former d’ici 2030 une centrale possédant une capacité de production d’un mégawatt, puis d’un gigawatt à l’horizon 2050.

Cette conquête de l’espace serait-elle capable de rivaliser avec les énergies fossiles ou encore avec le nucléaire afin de répondre aux enjeux de la transition énergétique ? Réponse en 2050 si le projet aboutit !

 

Loi sur l’énergie : le CESE grince des dents

Alors que la France s’était lancée pour objectif d’atteindre la « neutralité carbone » d’ici 2050, le gouvernement actuel souhaiterait la remplacer par l’ancien objectif : diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre.

Le CESE (Conseil économique, social et environnemental), qui a rendu son avis sur la question le mercredi 20 février, estime que l’objectif de la France reste trop flou et ne manque pas de lui rappeler que selon le projet de Stratégie nationale bas carbone, il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 83% entre 2015 et 2050. C’est pour cette raison que le CESE « demande donc que cet objectif soit repris explicitement dans l’article 1 du projet de loi afin de clarifier les intentions du gouvernement ».

Le CESE préconise également de maintenir comme cap une baisse de la consommation d’énergie de 20% en 2030 alors que le gouvernement souhaiterait se contenter d’une baisse de 17%.

Bien que ces objectifs soient jugés « plus ambitieux » par François de Rugy, ministre de la Transition écologique, ils s’inscrivent dans un contexte où le Premier Ministre avait reçu le 14 février dernier les ONG à l’origine de la pétition « L’affaire du siècle », qui a récolté à ce jour plus de 2 millions de signatures. Ces ONG qui accusent le gouvernement d’inaction face au changement climatique menaçaient d’attaquer l’État en justice : une menace qui devrait être mise à exécution d’après leur site internet où ils y ont déclaré que « […] l’Affaire du siècle se réglera devant les tribunaux. Nous y déposerons le recours devant le tribunal administratif ».

 

Le Brexit aura-t-il des conséquences sur l’approvisionnement en gaz en France ?

C’est en tout cas une question très sérieuse que s’est posé le quotidien Les Échos. En effet, seuls les fournisseurs installés dans un pays de l’Union Européenne ont le droit de fournir le marché français. Deux chercheurs d’Oxford, Thierry Bros et Patrick Heather, ont confirmé au quotidien que « tous les fournisseurs du réseau de gaz français basés au Royaume-Uni perdront automatiquement leur autorisation le 30 mars ». Un scénario à priori de mauvais augure pour la France quand on sait qu’un certain nombre de ces fournisseurs avaient décidé de s’installer au Royaume-pour bénéficier d’une législation fiscale plus avantageuse.

Pas de panique néanmoins : le directeur financier de GRTgaz (l’un des deux gestionnaires du réseau de transport de gaz en France), Pierre Duvieusart, a confirmé aux Échos que plusieurs de ces fournisseurs installés Outre-Manche sont désormais relocalisés ailleurs dans l’Union Européenne. Il conclu en déclarant qu’il n’y a « aucun risque pour la fin de l’hiver et les mois à venir ».

L’actualité énergie de la semaine – 15 février

 

Des députés qui réclament un retour de la taxe carbone, une facture d’électricité qui s’annonce salée pour les consommateurs, la France à la traîne sur ses objectifs de production d’énergies renouvelables et le chèque énergie : découvrez l’actualité énergie de la semaine.

 

31 mars : la date limite pour utiliser votre chèque énergie

Attention à la date de validité de votre chèque énergie ! Celle-ci s’étend du 1er avril jusqu’au 31 mars de l’année suivante et il n’est pas possible de conserver ou d’accumuler ses chèques énergie. Vous pouvez néanmoins en prolonger la date de validité uniquement si vous souhaitez réaliser des travaux de rénovation de votre habitation (et après en avoir fait la demande auprès d’un organisme officiel). Tous les détails sur le chèque énergie dans le dossier du Mulot.

 


Le saviez-vous ?

En cas de perte de votre chèque énergie ou de vol, vous pouvez le déclarer en ligne ou appeler l’assistance chèque énergie par téléphone au 0 805 204 805 (service + appel gratuit). Préparez au préalable votre nom, prénom, numéro fiscal inscrit sur votre avis d’imposition, adresse et dans la mesure du possible, le numéro du chèque.


 

Le retour de la taxe carbone ?

Alors que le gouvernement avait suspendu la taxe carbone en réponse au mouvement des Gilets Jaunes en décembre dernier, 86 députés ont réclamé dans une tribune du Figaro le mercredi 13 février son retour. Issus de différents partis, ils demandaient au gouvernement d’envisager un rétablissement de la taxe de façon « juste et lisible » tout en prenant exemple sur la Colombie-Britannique, une province du Canada.

En effet, une taxe carbone y est également instaurée mais bien mieux acceptée par les citoyens grâce à une redistribution totale des recettes sous forme d’aides aux entreprises ou citoyens pour la transition énergétique. Ces députés réclamaient également à ce que son éventuel retour s’inscrive dans le cadre du Grand débat national. L’idée de réinstaurer cette taxe a néanmoins été écartée au cours de la même journée par Emmanuel Macron.

 

Vers une hausse des prix de l’électricité

Geler les tarifs du gaz et de l’électricité pour cet hiver, c’était l’une des autres mesures du gouvernement aux Gilets Jaunes. Or, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a préconisé une augmentation du tarif réglementé de l’électricité de 5,9% en mars.

Si le gouvernement maintient sa décision d’éviter toute hausse pour cet hiver (la loi l’y autorise jusqu’au 1er juin exactement), cela pourrait entraîner une augmentation encore plus importante que prévu. La raison ? La CRE est dans l’obligation d’intégrer dans ses calculs les coûts réels d’approvisionnement qui sont supportés par les fournisseurs. Il faudra donc un rattrapage rétroactif des tarifs entre le 1er janvier et la date de la nouvelle mise en application, ce qui ferait augmenter la facture de plus de 5,9%. De plus, cette augmentation pourrait être suivie par une autre en raison d’une révision des prix de l’électricité le 1er août. Le répit pour les consommateurs risque donc de n’être que de courte durée…

 

Développement des énergies renouvelables : la France peine à tenir ses objectifs

Eurostat a publié le 12 février dernier les résultats de la part des énergies renouvelables dans les pays de l’Union Européenne. Les « énergies vertes » gagnent du terrain à hauteur de 17,5% sur l’ensemble des États membres, avec onze d’entre eux ayant déjà atteint l’objectif qu’ils s’étaient fixé pour 2020.

En France, bien que la part d’énergie provenant de sources renouvelables ait gagné du terrain – 9,5% en 2004 contre 16,3% en 2017 –, le pays a encore un an pour tenir son objectif et atteindre les 23% qu’il s’était fixé. Des résultats très loin du meilleur élève du classement, la Suède, qui avait déjà dépassé en 2014 les 49% sur lesquels le pays s’était engagé, pour atteindre 54,5% de production « verte » en 2017.

 

Crédit d’impôt : les fenêtres à double vitrage de nouveau éligibles !

 

Considéré comme trop coûteux et peu efficace par le gouvernement, le crédit d’impôt Transition Énergétique pour la pose de nouvelles fenêtres avait été définitivement supprimé le 1er Juillet 2018… ou presque !

 

Matignon l’affirmait le mois dernier encore : pas question de rendre à nouveau éligible au crédit d’impôt la pose de fenêtres à double vitrage. Ce dispositif, censé à encourager les particuliers à effectuer des travaux de rénovation énergétique, concerne plusieurs types de travaux tels que l’isolation des murs ou encore des toitures. Mais le crédit d’impôt pour la pose de nouvelles fenêtres, s’élevant à hauteur de 30%, était devenu trop coûteux pour le gouvernement qui estimait que les résultats n’étaient pas suffisamment à la hauteur. Rabaissé dans un premier temps à 15% en janvier 2018, l’annonce de la suppression du crédit d’impôt pour le 1er juillet 2018 avait provoquée la colère des professionnels du secteur.

Depuis, les rumeurs allaient bon train malgré les démentis du gouvernement. Mais retournement de situation la semaine dernière : le Sénat a rétabli l’éligibilité des fenêtres au CITE (Crédit d’Impôt Transition Énergétique) dans le cadre du projet de budget pour l’année 2019, contre l’avis du gouvernement. C’est finalement le Ministre de l’Écologie, François de Rugy qui l’a annoncé ce matin sur Europe 1 : le dispositif concernera à nouveau la pose de fenêtres double vitrage. Et ce, même s’il reconnait qu’il est « difficile de savoir combien exactement cela coûtera, car cela dépendra du nombre de personnes demandant à bénéficier de système ».

Le dispositif devrait cependant être « plus efficace » que le précédent, avec un plafond de 100€ par fenêtre. Précisons également qu’il est question d’un remplacement de fenêtres simple vitrage par du double.

Péages urbains, un exemple qui ne sera pas suivi en France

 Alors que le mouvement des « Gilets Jaunes » se poursuit dans toute la France, le gouvernement a décidé de renoncer au projet de mettre en place des péages urbains.

 


Lire aussi : Péage urbain : le gouvernement dit oui


 

Le « Congestion charge » ou « péage urbain » à Londres

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, devrait détailler ce lundi les dispositifs destinés à favoriser les transports moins polluants à l’issu du Conseil des ministres. On sait déjà néanmoins que le péage urbain en est désormais exclu.

Inspiré directement des villes de Londres, Milan ou encore Stockholm, ce projet devait permettre l’accès aux centres-villes aux véhicules légers contre 2,5€ pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants et jusqu’à 5€ pour celles ayant plus de 500 000 habitants.

Mais alors pourquoi cette marche arrière ? « Manifestement, cette mesure est perçue comme risquant d’accentuer les fractures entre territoire. Nous ne voulons pas créer de faux débats, aussi cette disposition ne figure pas dans le projet de loi » a expliqué un porte-parole du ministère à l’Agence France Presse. C’est également faute de villes candidates que le projet a été retiré.

À noter que les grandes pourront néanmoins instaurer des « zones à faibles émissions » si elles le désirent, soit des zones interdites aux véhicules les plus polluants.

 

Pourquoi le fioul gèle-t-il ?

L’hiver vient ! Cela n’aura échappé à personne, le froid s’installe et l’inquiétude pour les personnes se chauffant au fioul reste la même : votre fioul va-t-il geler cet hiver ?

 

 

Le fioul et le froid

Le fioul n’échappe malheureusement au destin réservé à la grande majorité des liquides face aux grandes vagues de froid : il gèle. Si votre cuve est remplie de fioul domestique, il est donc possible que celui-ci gèle dès que les températures descendent à -5°C. Conséquence : adieu chauffage, bonjour parkas et écharpes dans votre maison. Mais tous les fiouls ne se valent pas ! En effet, le fioul supérieur peut résister à des vagues de froid de -22°C. Son prix plus élevé que le fioul domestique freine néanmoins bon nombre de personnes au moment de remplir la cuve.

 

Mais alors comment protéger son fioul en cas de grande vague de froid ?

Il existe quelques précautions qui devraient vous permettre d’éviter que votre fioul ne gèle :

  • Le soupage (ou clapet) antigel : il permet de vidanger l’eau présente dans le circuit de chauffage. Il contribue donc au bon fonctionnement de votre installation de chauffage.
  • Ajouter de l’additif antigel dans votre cuve : déjà présent dans le fioul supérieur, cet additif permettre à votre fioul de mieux résister en cas de (très) basses températures.
  • Isoler vos tuyaux du circuit de chauffage pouvant éventuellement geler : cela concerne notamment les tuyaux traversant des endroits peu voire pas chauffés tels que les caves ou encore les chauffages.

 

Trop tard, votre fioul a déjà gelé

Il n’existe malheureusement pas solution miracle : attendre que les températures remontent est la seule solution si votre cuve est pleine. En revanche, s’il ne vous reste que peu de fioul dans votre cuve, vous pouvez en commander, ce qui fera remonter la température de la partie gelée. Profitez-en pour ajouter de l’additif antigel lors de la livraison afin d’éviter une nouvelle mésaventure au cours de l’hiver !

Paie-t-on le gaz plus cher que nos voisins Européens ?

Avec une nouvelle hausse de 5,8% du tarif réglementé du gaz en Novembre dernier, les Français s’interrogent (légitimement) sur le prix de l’énergie. Après notre article sur l’électricité, Le Mulot vous propose cette fois encore de faire la comparaison avec nos voisins Européens.

 

Combien paie-t-on en Europe ?

Et surtout, payons-nous plus cher ? Petit tour d’horizon du Vieux Continent.

La réponse est donc à la fois oui… et à la fois non ! Tout dépend sur ce que l’on se base pour faire le calcul.

Explications : Le prix du gaz en France est plus cher que sur l’ensemble de l’Union Européenne. En effet, le prix du gaz en France est de 0,07€/kWh tandis que la moyenne des pays de l’UE est de 0,06€/kWh. Une petite différence qui vaut tout de même à la France la 7ème place du pays le plus cher, ex-aequo avec l’Autriche. La première place revient à la Suède, avec un tarif de 0,11€/kWh.

Mais le prix du gaz en France est dans la moyenne si l’on se base sur les pays de la zone euro, se retrouve ainsi à la 5ème place des pays les plus chers. En effet, la moyenne du tarif du gaz des pays de la zone euro est 0,07€/kWh, soit le même que le tarif réglementé en France.

Nous ne sommes donc ni bon, ni mauvais dans les tarifs du gaz pratiqués en France. À noter cependant qu’un certain nombre de pays membres de l’Union Européenne ne font pas partie de l’étude.

 

Sur quels critères sont fixés les tarifs du gaz en Europe ?

De nombreux facteurs sont à prendre en compte pour comprendre pourquoi certains pays ont des tarifs nettement inférieurs à ceux de la France.

La Bulgarie par exemple (0,04€/kWh) est en mesure de proposer un tarif si peu élevé en raison de sa proximité avec la Russie, auprès de qui le pays importe à 95% ses besoins en gaz (source : tresor.economie.gouv). Rappelons également que le coût de la vie en Bulgarie est différent, ainsi que le revenu minimum qui est de 260€ en 2018 brut contre 1498€ brut en France.

D’autres facteurs tels que les coûts de mesure de protection de l’environnement, le bouquet énergétique national, la diversification des importations, ou encore les taxes jouent également leur rôle dans ces écarts parfois impressionnants entre les pays.

Paie-t-on l’électricité plus cher que nos voisins Européens ?

Les années passent et le prix de la facture ne change pas : les tarifs de l’électricité continuent de grimper tout comme le sentiment de payer trop cher. Le Commissariat général au développement durable (CGDD) dévoile dans l’une de ses études que la facture en électricité des français a augmenté de 0,8% sur l’année 2017. Mais vous êtes-vous déjà demandé combien paient nos voisins Européens ?

 

 

Contrairement à ce que l’on serait tenté de croire au vu de nos factures, la France est loin de faire partie du podium des pays ayant les tarifs en électricité les plus élevés en Europe. Petit tour d’horizon :

Nous retrouvons en tête du classement l’Allemagne et le Danemark à égalité avec un tarif de 0,30€/kWh au second semestre 2017.  D’autres pays les talonnent tels que la Belgique (0,29€/kwH), l’Irlande (0,24€/kwH), ou encore le Portugal et l’Espagne (tous deux à 0,22€/kwH).

Finalement, la France reste moins cher que la grande majorité des pays Européens de l’Ouest, avec un tarif de 0,18€/kWh, ce qui lui vaut la 10ème place, à égalité avec Chypre. En revanche, nos tarifs restent bien plus élevés que ceux des pays de l’Est, avec pour grand champion l’Ukraine (0,04€/kWh).

 

Source : Eurostat

 

Mais pourquoi de telles différences ?

Les raisons pouvant expliquer de tels écarts sont nombreuses : le prix de l’électricité dans chaque pays dépend de nombreux facteurs tels que la situation géopolitique, le bouquet énergétique national, les coûts des réseaux, les coûts liés aux mesures de protection de l’environnement, ou encore les taxes.

Par exemple, le prix important de l’électricité au Danemark peut (en partie) s’expliquer par le fait que le pays ne dispose pas de parc nucléaire. Conséquence : 28,8% de l’électricité provient du charbon, avec un coût de production élevé. Autre facteur : les taxes s’élèvent à plus de 65%

À titre de comparaison en France, les taxes s’élèvent à 35% et 71,6% de l’électricité est produite par notre parc nucléaire en 2017. Chaque centrale a la capacité de produire 500 000 MWh par mois, de quoi couvrir la consommation de 400 000 foyers environ. Soit une production bien plus élevée que les centrales à charbon et donc, des prix plus faibles.

 

Alors pourquoi le prix augmente ?

Bien que les centrales nucléaires produisent beaucoup d’électricité, leur maintenance et leur mise à niveau (notamment après la catastrophe de Fukushima en 2011 qui a entraîné la mise en place de nouvelles normes de sûreté) ont un coût conséquent. La politique de développement des énergies vertes (parcs éoliens, fermes solaires…) et la maintenance et développement du réseau électrique dans son ensemble sont également deux facteurs expliquant la hausse des tarifs année après année.

 

 

L’impact du diagnostic de performance énergétique sur le prix de votre bien

C’est dans une nouvelle étude réalisée par les Notaires de France que l’on apprend l’impact que peut avoir l’étiquette DPE  sur le prix d’un logement.

 

 

Cela ne vous aura pas échappé si vous avez vendu ou acheté un bien immobilier : l’étape du diagnostic de performance énergétique (DPE). Désormais obligatoire dans le cadre d’une vente, le DPE a pour objectif d’attribuer une étiquette à chaque bien immobilier. Allant de A à G (A étant la meilleure note), ce diagnostic permet aux potentiels acheteurs d’avoir une idée de la consommation énergétique du bien par an en kWh/m².

Une bonne isolation ou encore un bon système de chauffage était jusqu’ici synonyme d’amélioration de son confort au quotidien, ou bien encore un moyen de faire baisser sa facture énergétique sur le long terme. Mais cela peut désormais s’avérer être un investissement pour l’avenir en cas de vente de votre bien : Notaires de France dévoile dans son étude qu’une maison ayant obtenu l’étiquette A et B se vendrait entre 6% et 14% plus cher qu’une maison similaire, mais avec une étiquette D.

Bien que le prix des appartements avec une mauvaise étiquette soit lui moins impacté, le constat est le même pour ceux avec une étiquette A ou B : le prix peut grimper de 6 à 22% !

Il s’agit néanmoins d’une moyenne et les chiffres changent bien évidemment en fonction des régions. Vous pouvez consulter ci-dessous les estimations pour les maisons et appartements par régions, grâce aux cartes de Notaires de France.

 

Les grands patrons de l’énergie conviés à l’Élysée

Emmanuel Macron a réuni le mercredi 24 octobre les patrons des grandes entreprises de l’énergie à l’Élysée. L’occasion d’avoir un dernier échange avec les acteurs du secteur avant la présentation de la nouvelle direction que prendra la France en matière d’énergie.

 

 

Parmi la trentaine de personnes conviées, les ONG sont quant à elles aux abonnés absents, ce que certaines d’entre elles déplorent. En effet, cette réunion est l’occasion pour le Président d’avoir un dernier échange avec les principaux concernés (ou presque) avant la présentation de la Programmation pluriannuelles de l’énergie (PPE). Autrement dit, la feuille de route du gouvernement en matière d’énergie jusqu’en 2028.

Un enjeu crucial pour les entreprises du secteur : l’épineuse question de la réduction du nucléaire a notamment été abordée. Alors que la dépendance de l’énergie nucléaire devait être réduite pour atteindre les 50% en 2025 (contre 75% actuellement), Emmanuel Macron devrait annoncer d’après Europe1 que cet objectif sera finalement repoussé à 2035.

Cette nouvelle feuille de route décidera également de la marche à suivre quant aux énergies renouvelables, en plein essor. Bruxelles a par ailleurs annoncé que 200 millions d’euros seront versés à la France afin de développer la production et l’autoconsommation d’énergies renouvelables.

Initialement prévu pour le 30 octobre, la secrétaire d’État au ministère de l’Écologie, Emmanuelle Wargon, a déclaré que la présentation de la PPE ne se fera finalement pas avant mi-novembre.

Affaire à suivre…

 

Manon

L’Europe débloque 200 millions d’euros pour développer la production d’électricité renouvelable en France

La Commission européenne a donné son feu vert et apporte son aide à l’État français pour distribuer des aides publiques afin de développer la production et l’autoconsommation d’électricité renouvelable dans les entreprises et chez les particuliers.

 

 

C’est dans un communiqué de presse lundi 22 octobre que la Commission européenne annonce donner son accord à la France pour la mise en place d’un nouveau dispositif. Il est destiné à soutenir la production d’électricité renouvelable à des fins d’autoconsommation.

Afin de soutenir le pays dans cette démarche, 200 millions seront versés à la France, pour être redistribués sous forme de primes : un dispositif qui devrait permettre de produire 490 mégawatts supplémentaires. Les professionnels comme les particuliers sont concernés.

Des appels d’offres seront lancés et concerneront toutes les petites installations possédant une capacité entre 100 et 500 kilowatts, jusqu’en 2020. Les installations retenues toucheront pendant dix ans cette fameuse prime, en plus du prix du marché pour l’électricité produite en surplus.

La commissaire chargée de la politique de la concurrence, Margrethe Vestager, estime que « Ce régime stimulera la concurrence entre les sources d’énergie renouvelables pour les autoproducteurs et augmentera davantage encore la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de la France ».

Encore dépendante à 75% de l’électricité d’origine nucléaire, la France cherche des alternatives et à développer ses capacités en production d’énergies propres. Objectif pour 2030 : que 40% de l’électricité produite en France soit verte.

Manon

L’ADEME juge les travaux de rénovation énergétique inefficaces

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) a publié une enquête sur les travaux de rénovation énergétique entre 2014 et 2016 sur les maisons individuelles. D’après l’enquête, 75% de ces travaux seraient en réalité inefficaces.

 

 

L’enquête TREMI (Travaux de Rénovation Énergétique des Maisons Individuelles) menée par l’ADEME fait le point sur l’amélioration de la performance énergétique des ménages qui ont effectué des travaux, mais également sur les motivations et les freins à réaliser des travaux, ainsi que l’accompagnement dont les ménages ont pu bénéficier. De nombreux points ont été soulevés, positifs comme négatifs. On vous résume en 7 points le rapport :

 

  • 1. Améliorer son confort : principal motif de réalisation des travaux

Cité 8 fois 10, le confort est la principale raison ayant conduit les ménages à entreprendre des travaux. La réduction de la facture énergétique quant à elle arrive en deuxième position seulement, bien que cela représente tout de même un élément motivant pour plus de 50% des français. Autre facteur déclencheur : les pannes et les sinistres auxquels les ménages ont pu être confrontés.

 

  • 2 : Un manque d’accompagnement

Seulement 15% des ménages ayant réalisé des travaux ont bénéficié d’informations ainsi que d’un accompagnement suffisant. Un manque qui se confirme auprès des ménages pour qui les travaux leur ont permis de sauter 2 classes (voire plus) du Diagnostic de Performance Énergétique : 36% d’entre eux estiment avoir manqué d’accompagnement. En revanche, les dispositifs publics présents sur les territoires sont eux majoritairement consultés.

 

  • 3 : Des travaux d’isolation, mais pas de ventilation

Plutôt que de changer de chauffage, les ménages privilégient les travaux d’isolation avec pour trio en tête les fenêtres, les toitures et les murs : « une bonne logique » estime l’ADEME.

Autre bon point relevé par l’ADEME, 65% ménages ont effectué plusieurs bouquets de travaux au lieu de réaliser des travaux sur un poste seulement.

Cependant, la performance n’est pas toujours au rendez-vous : par exemple, seulement 1/3 des travaux sur les « toitures/combles » sont jugés performants.

De plus, même s’il s’agit d’une bonne chose que des travaux d’isolation soient effectués, la ventilation est quant à elle laissée de côté : or, elle est essentielle. Comme nous vous le disions dans l’un de nos articles, une mauvaise ventilation peut entraîner de l’humidité au sein de votre maison et une sensation de froid.

 

 

  • 4 : Des ménages satisfaits de leurs travaux

83% des ménages ayant effectués des rénovations se disent satisfaits et estiment qu’ils ont amélioré le confort thermique de leur logement. Par ailleurs, 61% d’entre eux ont déjà constaté une baisse sur leur facture énergétique dès la fin des travaux de rénovation.

 

  • 5 : Un décalage entre la perception des ménages et la réalité

Parmi les ménages interrogés, 27% d’entre eux jugent avoir effectué tous les travaux de maîtrise de l’énergie. La réalité, dévoilée dans l’enquête TREMI, est tout autre : seulement 5% des rénovations effectuées ont réellement eu un impact énergétique important — c’est-à-dire un saut de 2 classes énergétique du DPE. Les objectifs que se sont imposés les pouvoirs publics se trouvent donc confrontés à une absence de besoins exprimés par la population.

 

  • 6 : Des rénovations pas toujours efficaces

D’après l’enquête, 1/3 du parc total des maisons individuelles ont effectué des travaux de rénovation entre 2014 et 2016. Problème : seulement 25% de ces rénovations ont permis de sauter au moins une classe énergétique du DPE. L’ADEME déclare qu’« intégrer plus fortement la composante énergétique dans les travaux effectués, en commençant par les prioriser et à les réaliser dans le bon ordre, est donc le vrai challenge ».

 

  • 7 : Encore de gros progrès à faire

Bien que les rénovations analysées portent sur des postes de travaux devant améliorer la performance énergétique du logement, 75% des travaux réalisés n’ont pas permis de changer de classe DPE, bien que les logements en question aient pu améliorer leur performance.

 

Il reste donc encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’arriver à un parc de logements au niveau Bâtiment Basse Consommation (BBC) à l’horizon 2050 !

 

Manon

Péage urbain : le gouvernement dit oui

Dès janvier dernier, la ministre des Transports Élisabeth Borne s’était prononcée favorable à l’instauration d’un péage à l’entrée des villes pour les véhicules. Un dispositif qui deviendra peut-être bientôt réalité.

 

À l’image des villes de Londres, Milan ou encore Stockholm, le gouvernement a donné hier son feu vert pour faciliter la création du péage urbain. Également appelé « tarif de congestion », ce nouveau dispositif devra donner la possibilité aux agglomérations de plus de 100 000 habitants d’instaurer à l’entrée des villes un péage.

Les collectivités locales, à qui devrait revenir l’argent collecté, seraient libres de définir le périmètre des zones concernées ainsi que leur tarif.

Un plafond devrait néanmoins être fixé : le péage pour les véhicules légers ne devrait pas excéder 2,5€ pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants, contre 5€ pour celles de plus de 500 000 habitants. Quant aux poids lourds, le plafond est fixé à 10€.

Le projet de loi sera présenté au Conseil des Ministres cet automne, suivi du Parlement pour janvier ou février prochain. Certaines villes ont cependant déjà dit non à l’instauration de ce péage, telle que Rennes.

 

Manon

Votre voiture roulera-t-elle bientôt aux algues ?

En 2017, la consommation mondiale de carburant s’élevait à 97,4 millions de barils par jour, un enjeu considérable. Face à l’épuisement des ressources en pétrole et à l’urgence climatique, de nouveaux carburants renouvelables devraient faire leur apparition en stations-service tel que le XTL, un agrocarburant. Problème : ces carburants, censés être plus écologiques, émettraient en réalité jusqu’à 80% de gaz à effet de serre de plus que le diesel qu’il est censé remplacer. Alors quelles solutions ?

 

 

Depuis plusieurs années déjà, de nombreux chercheurs se sont penchés sur la recherche de solutions alternatives aux énergies fossiles. L’une de ces pistes ? L’algocarburant.

Considéré comme le « carburant 3ème génération », ce carburant à base d’algues est censé produire 60% de moins de gaz à effet de serre que nos carburants actuels. Récemment, le Département de l’Énergie aux États-Unis a investi 80 millions de dollars dans 36 projets de recherche sur le développement des bioénergies. L’un d’entre eux ? L’Université du Michigan qui a reçu 2 millions de dollars pour un projet d’une durée de trois ans, pour la recherche sur le meilleur moyen de cultiver les algues, les transformer en carburant et exploiter leur potentiel au maximum lors du processus de combustion.

 

Mais pourquoi ces algues ont-elles autant de potentiel ?

Outre l’argument écologique, le rendement de l’algocarburant est jusqu’à dix fois supérieur aux agrocarburants. Par ailleurs, leur croissance est rapide et nécessite moins d’espace : « Les résultats obtenus en laboratoire laissent espérer une productivité élevée : entre 20 et 80 tonnes d’huile par hectare, contre deux à peine pour le colza ou le tournesol » d’après l’IFP Nouvelles Énergies.

De plus, toujours selon l’IFP, il est également possible de créer des bassins pour la culture de la micro-algue sur des terrains non fertiles, évitant ainsi la concurrence avec la culture alimentaire.

 

Cependant, l’algocarburant présente plusieurs contraintes :

  • Les algues ont besoin de soleil, rendant leur culture difficile dans certaines zones par rapport à d’autres.
  • Les bassins de cultures doivent être situés sur un terrain plat.
  • Leur culture requiert beaucoup d’énergie :
    • L’eau ne doit pas être stagnante et doit être mise en mouvement de façon permanente.
    • La consommation d’eau est également importante : il est actuellement nécessaire d’enlever l’eau à chaque nouvelle récolte.
    • Les besoins en CO2 de l’algue sont importants. Celui présent dans la nature n’étant pas suffisant, les bassins de culture devraient être idéalement situés à proximité de grandes villes, tout en répondant aux critères précédents.
  • Le coût de fabrication encore élevé : 300 dollars le baril selon l’IFP.

 

Mais ce coût de fabrication élevé va-t-il durer ? L’objectif d’un tel financement du Département de l’Énergie aux États-Unis est clairement affiché : réduire d’ici 2022 le prix du baril.

 

Manon

Les pertes d’énergies dans une habitation

Également appelé déperdition énergétique. C’est la grande priorité de tous les plans gouvernementaux…. Avant de changer son système de chauffage il faut réduire au maximum les déperditions d’énergie, puis ensuite dimensionner son nouveau système de chauffage … Une affaire de bon sens

Mais d’où viennent ces pertes de chaleur ?

  1. Le toît (jusqu’à 30%)
  2. Les murs et la cheminée (20 et 25%)
  3. Les fenêtres (10 à 15%)
  4. Les planchers bas (7 à 10%)
  5. Les ponts thermiques (5 à 10%)

 

 

Comment savoir  si votre maison est suffisamment isolée ?

Il suffit d’évaluer votre consommation actuelle en KWh par m2 ? Quel effort devait vous prévoir d’ici 2030 et 2050, quel objectif devait vous atteindre en KWh par M2 dans le cadre de la transition énergétique, vous pouvez évaluer votre consommation actuelle grâce à notre convertisseur (questionnaire express de 3 minutes) et vérifier la performance de votre habitat,

Calcul de la consommation de mon habitat

Réduire sa consommation d’énergie c’est d’abord en priorité améliorer l’isolation de son habitat.

De nombreux matériaux existent, à des prix variés : la laine minérale (de verre ou de roche), la laine végétale (chanvre, lin ou encore coton) ou bien encore le liège expansé pour votre toiture.

Concernant le sol, l’idéal est de réaliser un vide sanitaire (accessible ou non) afin de permettre une circulation de l’air. Ou pouvez également un isolant (laine de roche, laine de verre, panneau en polystyrène) sous le revêtement

Pour les fenêtres, il est recommandé d’avoir un double, voire un triple vitrage. Si vos pertes de chaleur ne concernent qu’une pièce, vous pouvez également opter pour un rideau isolant thermique, qui fera barrage contre le froid.

D’une manière plus générale, il est toujours intéressant de limiter au maximum les petites déperditions de chaleur grâce au calfeutrage, des joints, des mortiers ou bien encore des injections de mousse polyuréthane.

Mais prudence ! Bien qu’il soit important d’avoir une bonne isolation, il est primordial d’avoir une bonne ventilation, sans quoi vous risquez d’être victime d’humidité et une sensation de froid au sein de votre maison.

en savoir plus…

 

Manon

LE NOM DES CARBURANTS CHANGE À PARTIR DU 12 OCTOBRE

Dites adieu au bon vieux gazole, sans-plomb 95 et sans-plomb 95 E10 ! À partir du 12 octobre, le nom des carburants va changer dans les stations-service. Le Mulot vous dit tout sur comment vous y retrouver.

 

À la suite d’une directive européenne datant d’octobre 2014, le nom des carburants à la pompe vont être remplacés par de nouveaux visuels, accompagnés de lettres et de chiffres à travers l’Europe.

L’objectif ? Faciliter la vie des automobilistes européens en leur permettant de mieux s’y retrouver au moment de faire le plein. En plus des États membres de l’Union Européenne, d’autres de nos voisins ont également décidé d’opter pour cette harmonisation, tels que la Suisse, la Macédoine, la Serbie, la Turquie, l’Islande, le Lichtenstein ou encore la Norvège.

 

Voici à quoi devrait prochainement ressembler le nom des carburants en station-service :

 

L’essentiel à retenir : Le SP95 et 98 deviendront le E5, entouré d’un cercle vert foncé. Le SP95/E10 va lui être renommé E10, avec un cercle couleur vert clair. Quant au gazole, il portera le nom de B7 (composé de 7% de biocarburants), accompagné d’un carré jaune clair.

Le B10 (composé de 10% de biocarburants) et le XTL, diesel de synthèse fabriqué à base d’huiles végétales notamment sont deux futurs carburants qui devraient bientôt faire leur apparition à la pompe.

Il y a bien évidemment un « mais » à l’histoire : toutes les stations-service ne sont pas encore prêtes ! Le changement devrait donc s’effectuer progressivement. Par ailleurs, afin que les automobilistes ne soient pas trop perdus, un double affichage des nouvelles et anciennes appellations devrait être mis en place dans un premier temps . Ne soyez donc pas étonnés si vous tombez sur les anciennes appellations dans votre station-service la semaine prochaine… ou inversement !

 

Manon