L’actualité énergie de la semaine – 30 mars 2019

Que devient la nappe de pollution du navire italien naufragé qui devait atteindre les côtes française, une nouvelle hausse des impayés en énergie et un taux de rejet de gaz à effet de serre record ; toute l’actualité énergie de la semaine avec Le Mulot !

 

Grande America : que devient la nappe de pollution du navire ?

Alors que la nappe de pollution du navire se dirigeait droit sur les côtes françaises après son naufrage, elle est finalement (et pour le moment) tenue à distance en raison d’un vent favorable. Cela ne signifie pas pour autant que l’Hexagone sera épargné par le drame : les spécialistes en sont persuadés, la pollution atteindra bien nos côtes un jour. Elle pourra prendre la forme de boulettes retrouvées sur nos plages, mais n’en demeurent pas moins tout aussi dangereuses en raison des nombreux produits dangereux qui étaient transportés à bord.

Un inventaire complet de la cargaison du navire a par ailleurs été depuis rendu public, confirmant la présence de nombreuses matières dangereuses telles que l’hydrogénosulfure de sodium, du substitut de térébenthine (White Spirit) ou encore de l’acide chlorhydrique et sulfurique… sans oublier les 2.200 tonnes de fioul. Vous pouvez retrouver l’intégralité du chargement du navire sur le site de la Préfecture Maritime de l’Atlantique.

Malgré huit bateaux envoyés en mer pour tenter de limiter la pollution, la préfecture de Nouvelle-Aquitaine a déclarée avoir retrouvé deux oiseaux souillés aux hydrocarbures à Hendaye et Messanges. Après avoir effectué des analyses sur les oiseaux, les résultats sont formels : la pollution provoquée par le naufrage du Grande America est en cause. D’autres oiseaux victimes de ce naufrage ont également été retrouvés par nos voisins espagnols.

 

Augmentation des impayés en énergie sur l’année 2018

Source : www.energie-mediateur.fr

Alors que la trêve hivernale qui protège les ménages les plus précaires prend fin le 31 mars, le médiateur national de l’énergie a rendu son rapport pour l’année 2018 et les chiffres ne sont pas bons. Malgré une baisse des interventions pour impayés en 2017 (-10%), ces derniers ont de nouveau augmenté, à hauteur de 4,2% d’après les fournisseurs en énergie.

D’après Jean Gaubert, médiateur national de l’énergie, cette hausse est due au tarif de l’électricité qui augmente et ce, sans qu’« aucune promesse politique ne peut combattre cette hausse ». Ce n’est pas moins de 3,8 millions de ménages qui sont aujourd’hui touchés par la précarité énergétique d’après les chiffres de l’Observatoire National de la Précarité Énergétique. 15% des français ont également déclaré avoir souffert du froid au cours de l’hiver en 2017.

Pour lutter contre de telles situations, le médiateur national de l’énergie a proposé deux mesures :

  • La mise en place d’un fournisseur de dernier recours pour les personnes ne pouvant plus signer de contrat avec des fournisseurs en raison de leur difficultés financières.
  • L’obligation d’un niveau de performance énergétique minimal pour les logements mis en location. L’objectif de cette mesure est de lutter contre les « passoires énergétiques » qui contribuent en partie à la précarité énergétique.

 

Les émissions de Co2 au plus haut

D’après un rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), les émissions de CO2 ont fortement augmenté en 2018, atteignant un niveau historique. Cette hausse, de 2,3%, est liée à une demande mondiale toujours plus importante en énergie.

Malgré le développement des énergies renouvelables, elles ne sont pas privilégiées pour répondre à la demande, contrairement aux énergies fossiles. Le gaz est par ailleurs le grand gagnant avec une augmentation de 4,6% de la consommation mondiale en 2018.

Le recourt aux énergies fossiles pour répondre à la demande a provoqué une hausse de 1,7% des émissions de CO2 rien que dans le secteur de l’énergie.

En tête du classement des pays responsables à 85% de cette augmentation des émissions de gaz à effet de serre : les États-Unis, la Chine et l’Inde. L’Europe, en revanche, se montre bonne élève avec au contraire une diminution de ses rejets de CO2 de -1,7%.