Canicule ou forte chaleur, comment faire face

La canicule est un épisode de forte chaleur qui dure plusieurs jours et plusieurs nuits. En France, la canicule est déclarée lorsque surviennent trois journées de chaleur consécutives avec des températures maximales supérieures à 33 degrés le jour et 20 degrés la nuit. Comment se protéger de la chaleur ?

Aout 2018

Dans votre habitat :

  • Ne faites pas entrer la chaleur: Installez des stores thermiques en prévision de la chaleur avant l’été (ils vous serviront aussi en hiver pour isoler vos fenêtres contre le froid), adaptez votre quotidien pour limiter les ajouts de chaleur dans votre intérieur pendant la journée : ne cuisinez pas, ne faites pas tourner de machine à laver ou de lave-vaisselle en journée, attendez le soir pour passer l’aspirateur, évitez d’allumer les lampes halogènes, ne laissez pas vos appareils électriques en mode veille (ils dégagent dans ce mode encore beaucoup de chaleur)
  • Rafraîchissez votre maison: Ouvrez la porte de la cave si elle donne dans votre maison. Il est aussi efficace de placer des linges humides la nuit au niveau des fenêtres ouvertes ou de positionner devant un ventilateur une bouteille d’eau préalablement congelée. L’air sortant du ventilateur passera par la bouteille et se rafraîchira à son contact, ce qui permettra d’envoyer de l’air frais dans la pièce.
    Le soir, rafraîchissez votre maison en passant un jet d’eau sur vos volets, bords de fenêtre, terrasses…
    Utilisez les bienfaits de la nuit pour ouvrir les fenêtres ou faire fonctionner les appareils ménagers (lave-linge, lave-vaisselle…).
  • Rafraichissez-vous ! Adaptez votre alimentation (repas froids, légers) et buvez beaucoup d’eau. Prenez régulièrement des douches ou des bains frais, sans vous sécher.En journée, n’hésitez pas à placer des torchons ou des gants de toilette humides dans votre réfrigérateur. Sortez-les au fur et à mesure pour tamponner votre visage et votre nuque. Super pouvoir rafraîchissant garanti !Ne pratiquez pas d’activité physique en période de canicule (évitez ainsi la marche, le jardinage etc…).Quelques idées de sorties qui peuvent vous rafraîchir :Se rendre au cinéma.Passer du temps dans une bibliothèque climatisée. Faire quelques courses ou simplement un petit tour au supermarché, hypermarché ou centre commercial climatisé …).

Au travail

  • Si vous travaillez en extérieur en période de fortes chaleurs, votre société peut aménager le temps de travail : horaires décalés, limite de la cadence de travail… N’oubliez pas non plus de vous munir d’un chapeau protecteur, de porter des vêtements en coton, larges et clairs, de faire vos poses dans un endroit ombragé et de boire beaucoup d’eau.
  • Si vous travaillez à l’intérieur, pensez à fermer les volets ou stores et à utiliser un ventilateur. Si les locaux bénéficient de la climatisation : attention aux écarts de température entre l’extérieur et l’intérieur sans quoi, c’est le coup de froid assuré !

    En voiture

  • Si vous avez à faire un long trajet en voiture en période de canicule, buvez régulièrement de l’eau et faites des pauses. Ne forcez pas sur la climatisation pour ne pas créer un trop grand écart de température entre l’extérieur et l’intérieur. Si vous avez des pare-soleil, utilisez-les. Dans le cas contraire, vous pouvez placer des linges humides au niveau des fenêtres arrière du véhicule.
  • N’oubliez pas avant d’entreprendre un long voyage de faire réviser votre voiture, car les fortes chaleurs éprouvent les pneus et le moteur. La batterie est aussi un point sensible en cas de température élevée. Important : ne laissez jamais un enfant seul dans la voiture, même quelques minutes. Trop d’accidents dramatiques ont lieu chaque été provoquant souvent le décès de l’enfant.
    De même, n’entreprenez pas de longs voyages avec de jeunes enfants en période de canicule (ou dans ce cas, décalez vos horaires de conduite pour profiter des moments les plus frais de la fin de nuit, de la matinée ou de la soirée).

    Comment protéger les personnes fragiles ?

  • La canicule est une situation difficile à vivre pour tous, mais elle est plus que dangereuse pour les sujets à la santé fragile, les personnes âgées et les jeunes enfants. En période de fortes chaleurs, n’oubliez pas de prendre des nouvelles de vos proches âgés, surtout s’ils vivent seuls. Le mieux est aussi de leur rendre visite régulièrement en leur apportant de l’eau, un ventilateur, et en vérifiant leur réfrigérateur (fort risque d’intoxication alimentaire).
  • Pour les jeunes enfants, ne les sortez pas aux heures les plus chaudes. Faites plutôt un tour au parc en tout début de matinée ou en fin de journée. La piscine et la baignade en général sont des activités à privilégier quand les journées sont chaudes.

 

Canicule Info Service : 08.21.22.23.00

 

Au deuxième trimestre 2018, les énergies renouvelables ont atteint en france le record de 31% de la production d’électricité

Les énergies renouvelables ont représenté 31% de la production d’électricité en France au deuxième 2018 et assurées 10% de la consommation électrique en France, au deuxième trimestre 2018. Quelles sont les raisons de ce record ?

Aout 2018

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) a communiqué ses chiffres officiels le 30 juillet.  La production hydroélectrique à elle seule en constitue 20% ; les 10% restants sont répartis entre les filières éolienne, solaire photovoltaïque, et les bioénergies conséquentes. Le but est d’arriver à 40% en 2030.

Les résultats complets seront publiés en septembre dans le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2018, réalisé par l’ADEeF, Enedis, RTE et le SER. D’après son édition précédente, l’électricité renouvelable avait couvert 18,4% de l’électricité consommée en 2017, plus particulièrement dans les régions Occitanie (35,7%) et Auvergne-Rhône-Alpes (34,6%) qui se distinguent par leurs parcs hydrauliques.

Les installations vertes bourgeonnent vite…

“C’est la première fois que les nouvelles énergies atteignent 10% de la consommation électrique”, affirme Sean Vavasseur, responsable système électrique le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Cette hausse serait due à l’enrichissement des stocks d’éoliennes de 10% d’année en année, et des panneaux photovoltaïques qui génèrent aujourd’hui 8 gigawatts d’électricité. Les fortes précipitations qui ont rempli les bassins en fin 2017 et début 2018 justifieraient le bilan hydroélectrique, après deux années assez sèches.

Au premier trimestre 2018, les énergies renouvelables couvraient 23% de la consommation électrique. Le taux de 31% au deuxième trimestre n’est pas une totale surprise. En effet, le deuxième trimestre est caractérisé par une moindre consommation électrique par rapport au premier. “Les productions hydrauliques et éoliennes prennent alors une part plus importante dans la consommation globale. Cependant, plus l’été se réchauffe et plus les Français auront recours à la climatisation. On s’attend donc à une reprise de la consommation au troisième trimestre, ainsi qu’au quatrième, et donc logiquement à une baisse de la part du renouvelable.

L’état « calamiteux » des rivières

Plus rare, plus polluée, l’eau des rivières et des nappes phréatiques est dans un « état calamiteux », affirme aujourd’hui l’UFC-Que Choisir, qui incrimine des « décennies d’agriculture productiviste » et « l’inaction des pouvoirs publics ».

Revue de presse- octobre 2017

Canal de Nantes à Brest entre St Congard et Malestroit

Dans un rapport sur la « préservation de la ressource aquatique » publié à l’occasion des Etats généraux de l’alimentation, l’association réclame « une réforme urgente » de la politique de l’eau afin de mettre en place des mesures de prévention des pollutions agricoles et d’appliquer strictement le principe « préleveur-pollueur-payeur ».

Dans la moitié du territoire français, les pesticides sont présents dans les cours d’eau à des doses supérieures à la norme autorisée dans l’eau potable ». Cette norme est aussi dépassée dans « le tiers des nappes phréatiques », précise l’UFC-Que Choisir. Pire, dans ces dernières, « les contaminations en nitrates ont progressé, ne laissant plus que la moitié des nappes indemnes ».

L’agriculture intensive, cause de cette pollution

L’association impute ces « désastres environnementaux » à l’agriculture intensive qui, dénonce-t-elle, « est loin d’avoir corrigé ses pratiques » puisque « les quantités d’engrais utilisées n’ont pas baissé en vingt ans » et que « l’utilisation des pesticides a même augmenté de 18% en 5 ans ». Quant à l’irrigation, « elle est plus particulièrement concentrée dans les zones les plus touchées par les restrictions d’utilisation d’eau, aggravant ainsi la pénurie », déplore l’UFC-Que Choisir.

L’association regrette que la réparation des dommages environnementaux soit toujours très majoritairement financée par les consommateurs. Via leur facture d’eau, ils « payent 88 % de la redevance +pollutions+ et 70 % de la redevance +prélèvement+, soit 1,9 milliard d’euros par an », précise-t-elle. L’agriculture, « pourtant responsable à elle seule de 70 % des pollutions en pesticides, de 75 % des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau » ne paie que « 7 % de la redevance +pollutions+ et 4 % de la redevance +prélèvement+, en violation flagrante du principe +préleveur-pollueur-payeur+ », ajoute l’association.

 

Tomates, salades: semez des variétés résistantes aux maladies

Pourquoi ne pas profiter des semis et plantations de printemps qui débutent en ce moment pour procéder à quelques essais de lutte génétique contre le mildiou de la laitue (Bremia lactucae), celui de la tomate (Phytophtora infestans) ou encore l’oïdium des cucurbitacées (concombre, courgette, potiron) ?

Source Marc MENESSIER – Mars 2017

Volontiers conservateurs, nombre de jardiniers ressèment ou replantent d’année en année les mêmes variétés de légumes. La laitue ‘Appia’, la tomate ‘Saint-Pierre’ ou la courgette ‘Noire maraîchère’, pour ne citer qu’elles, figurent parmi ces valeurs sûres qui caracolent en tête des ventes.

 

L’un de leurs plus graves défauts est d’être très sensibles à certaines maladies parasitaires quand on les compare à d’autres variétés plus récentes qui offrent, à qualité équivalente, de bons niveaux de tolérance, voire de résistance, à ces fléaux. Du coup, il serait dommage de faire l’impasse, par crainte ou refus du «progrès», sur ces nouveautés quand on sait qu’à compter du 1er janvier 2019, l’usage des pesticides de synthèse sera interdit dans les jardins amateurs.

Si les feuilles et le cœur de vos laitues pourrissent au moment de leur maturité, le coupable est tout trouvé. Il s’agit du Bremia, un micro-organisme contre lequel il n’existe aucun traitement bio ou non bio et qui présente l’inconvénient majeur de muter presque aussi vite que les virus de la grippe saisonnière dont le vaccin change, comme chacun sait, tous les ans.

Deliane (R1 à 24) et Sagess (classée R1 à 22), deux laitues blondes pommées commercialisées par Vilmorin affichent des niveaux de résistance très supérieurs à Appia, tout en restant sensibles aux souches plus récentes. Mais c’est toujours mieux. En laitue rouge pommée, type 4 saisons, Picholine (R16 à 32) représente une alternative intéressante.

Si vos «Grenobloises» sont régulièrement malades, vous pouvez essayer Magenta (R 16-21-23-32) belle batavia rouge sélectionnée par Gautier Semences, une PME du sud de la France qui produit notamment les graines vendues sous les marques «La main verte» ou «Le Paysan». Vilmorin propose également une romaine ‘Cucaracha’ (R1 à 27) qui à l’avantage, en plus, de résister aux pucerons verts du cœur, bestioles qu’il n’est pas toujours agréable de voir surnager dans la vinaigrette, tout comme la feuille de chêne blonde ‘Panisse’ (Bremia R 16 – 17- 21- 23 – 32) de Gautier Semences.

Pour les tomates, le problème est moins aigu dans la mesure où le mildiou Phytophtora infestans mute à un rythme beaucoup moins rapide. Mais les dégâts causés par ce parasite n’en sont pas moins redoutables en cas d’été humide ou lorsqu’on n’a pas été en mesure (absence, météo défavorable) d’effectuer à temps un traitement préventif à base de cuivre (bouillie bordelaise). La tolérance (et non la résistance) de certaines variétés récentes, moins attaquées que les emblématiques ‘Saint-Pierre’, ‘Marmande’, ‘Roma’ ou ‘Cœur de bœuf’ permet, comme on dit, de limiter les dégâts et de préserver au moins une partie de sa récolte.

On peut citer Gourmandia, un type Cœur de bœuf, vendue sous la marque Clause, et toujours chez Vilmorin Jardin: Agora et Dona (type Saint-Pierre) Cornabel et Lancelot en type «allongée» et enfin Virgilio dans la catégorie «grosse tomate». Maestria, une ronde distribuée par Voltz offre également des performances intéressantes. Gautier Semences propose de son côté des variétés résistantes au virus de la mosaïque du tabac, à la verticilliose et à la fusariose: Marbonne, Cauralina, Margold, Kakao et Tiverta.

L’oïdium des cucurbitacées est la troisième grande plaie des potagers. Là non plus la résistance génétique n’est pas totale mais certaines variétés récentes permettent de retarder l’apparition du champignon jusqu’à la fin de l’été et préserver ainsi ainsi plusieurs semaines de récolte. Pour remplacer les variétés de courgette classiques mais très sensibles comme «Ronde de Nice» ou «Noire maraîchère», vous avez le choix entre Adrielle, Anissa et Belor chez Vilmorin Jardin ou Zodiac et Pixar chez Gautier Semences.

Lire tout l’article