Les pertes d’énergies dans une habitation


Également appelé déperdition énergétique. C’est la grande priorité de tous les plans gouvernementaux…. Avant de changer son système de chauffage il faut réduire au maximum les déperditions d’énergie, puis ensuite dimensionner son nouveau système de chauffage … Une affaire de bon sens

Mais d’où viennent ces pertes de chaleur ?

  1. Le toît (jusqu’à 30%)
  2. Les murs et la cheminée (20 et 25%)
  3. Les fenêtres (10 à 15%)
  4. Les planchers bas (7 à 10%)
  5. Les ponts thermiques (5 à 10%)

 

 

Comment savoir  si votre maison est suffisamment isolée ?

Il suffit d’évaluer votre consommation actuelle en KWh par m2 ? Quel effort devait vous prévoir d’ici 2030 et 2050, quel objectif devait vous atteindre en KWh par M2 dans le cadre de la transition énergétique, vous pouvez évaluer votre consommation actuelle grâce à notre convertisseur (questionnaire express de 3 minutes) et vérifier la performance de votre habitat,

Calcul de la consommation de mon habitat

Réduire sa consommation d’énergie c’est d’abord en priorité améliorer l’isolation de son habitat.

De nombreux matériaux existent, à des prix variés : la laine minérale (de verre ou de roche), la laine végétale (chanvre, lin ou encore coton) ou bien encore le liège expansé pour votre toiture.

Concernant le sol, l’idéal est de réaliser un vide sanitaire (accessible ou non) afin de permettre une circulation de l’air. Ou pouvez également un isolant (laine de roche, laine de verre, panneau en polystyrène) sous le revêtement

Pour les fenêtres, il est recommandé d’avoir un double, voire un triple vitrage. Si vos pertes de chaleur ne concernent qu’une pièce, vous pouvez également opter pour un rideau isolant thermique, qui fera barrage contre le froid.

D’une manière plus générale, il est toujours intéressant de limiter au maximum les petites déperditions de chaleur grâce au calfeutrage, des joints, des mortiers ou bien encore des injections de mousse polyuréthane.

Mais prudence ! Bien qu’il soit important d’avoir une bonne isolation, il est primordial d’avoir une bonne ventilation, sans quoi vous risquez d’être victime d’humidité et une sensation de froid au sein de votre maison.

en savoir plus…

 

Manon

LE NOM DES CARBURANTS CHANGE À PARTIR DU 12 OCTOBRE


Dites adieu au bon vieux gazole, sans-plomb 95 et sans-plomb 95 E10 ! À partir du 12 octobre, le nom des carburants va changer dans les stations-service. Le Mulot vous dit tout sur comment vous y retrouver.

 

À la suite d’une directive européenne datant d’octobre 2014, le nom des carburants à la pompe vont être remplacés par de nouveaux visuels, accompagnés de lettres et de chiffres à travers l’Europe.

L’objectif ? Faciliter la vie des automobilistes européens en leur permettant de mieux s’y retrouver au moment de faire le plein. En plus des États membres de l’Union Européenne, d’autres de nos voisins ont également décidé d’opter pour cette harmonisation, tels que la Suisse, la Macédoine, la Serbie, la Turquie, l’Islande, le Lichtenstein ou encore la Norvège.

 

Voici à quoi devrait prochainement ressembler le nom des carburants en station-service :

 

L’essentiel à retenir : Le SP95 et 98 deviendront le E5, entouré d’un cercle vert foncé. Le SP95/E10 va lui être renommé E10, avec un cercle couleur vert clair. Quant au gazole, il portera le nom de B7 (composé de 7% de biocarburants), accompagné d’un carré jaune clair.

Le B10 (composé de 10% de biocarburants) et le XTL, diesel de synthèse fabriqué à base d’huiles végétales notamment sont deux futurs carburants qui devraient bientôt faire leur apparition à la pompe.

Il y a bien évidemment un « mais » à l’histoire : toutes les stations-service ne sont pas encore prêtes ! Le changement devrait donc s’effectuer progressivement. Par ailleurs, afin que les automobilistes ne soient pas trop perdus, un double affichage des nouvelles et anciennes appellations devrait être mis en place dans un premier temps . Ne soyez donc pas étonnés si vous tombez sur les anciennes appellations dans votre station-service la semaine prochaine… ou inversement !

 

Manon

Canicule ou forte chaleur, comment faire face


La canicule est un épisode de forte chaleur qui dure plusieurs jours et plusieurs nuits. En France, la canicule est déclarée lorsque surviennent trois journées de chaleur consécutives avec des températures maximales supérieures à 33 degrés le jour et 20 degrés la nuit. Comment se protéger de la chaleur ?

Aout 2018

Dans votre habitat :

  • Ne faites pas entrer la chaleur: Installez des stores thermiques en prévision de la chaleur avant l’été (ils vous serviront aussi en hiver pour isoler vos fenêtres contre le froid), adaptez votre quotidien pour limiter les ajouts de chaleur dans votre intérieur pendant la journée : ne cuisinez pas, ne faites pas tourner de machine à laver ou de lave-vaisselle en journée, attendez le soir pour passer l’aspirateur, évitez d’allumer les lampes halogènes, ne laissez pas vos appareils électriques en mode veille (ils dégagent dans ce mode encore beaucoup de chaleur)
  • Rafraîchissez votre maison: Ouvrez la porte de la cave si elle donne dans votre maison. Il est aussi efficace de placer des linges humides la nuit au niveau des fenêtres ouvertes ou de positionner devant un ventilateur une bouteille d’eau préalablement congelée. L’air sortant du ventilateur passera par la bouteille et se rafraîchira à son contact, ce qui permettra d’envoyer de l’air frais dans la pièce.
    Le soir, rafraîchissez votre maison en passant un jet d’eau sur vos volets, bords de fenêtre, terrasses…
    Utilisez les bienfaits de la nuit pour ouvrir les fenêtres ou faire fonctionner les appareils ménagers (lave-linge, lave-vaisselle…).
  • Rafraichissez-vous ! Adaptez votre alimentation (repas froids, légers) et buvez beaucoup d’eau. Prenez régulièrement des douches ou des bains frais, sans vous sécher.En journée, n’hésitez pas à placer des torchons ou des gants de toilette humides dans votre réfrigérateur. Sortez-les au fur et à mesure pour tamponner votre visage et votre nuque. Super pouvoir rafraîchissant garanti !Ne pratiquez pas d’activité physique en période de canicule (évitez ainsi la marche, le jardinage etc…).Quelques idées de sorties qui peuvent vous rafraîchir :Se rendre au cinéma.Passer du temps dans une bibliothèque climatisée. Faire quelques courses ou simplement un petit tour au supermarché, hypermarché ou centre commercial climatisé …).

Au travail

  • Si vous travaillez en extérieur en période de fortes chaleurs, votre société peut aménager le temps de travail : horaires décalés, limite de la cadence de travail… N’oubliez pas non plus de vous munir d’un chapeau protecteur, de porter des vêtements en coton, larges et clairs, de faire vos poses dans un endroit ombragé et de boire beaucoup d’eau.
  • Si vous travaillez à l’intérieur, pensez à fermer les volets ou stores et à utiliser un ventilateur. Si les locaux bénéficient de la climatisation : attention aux écarts de température entre l’extérieur et l’intérieur sans quoi, c’est le coup de froid assuré !

    En voiture

  • Si vous avez à faire un long trajet en voiture en période de canicule, buvez régulièrement de l’eau et faites des pauses. Ne forcez pas sur la climatisation pour ne pas créer un trop grand écart de température entre l’extérieur et l’intérieur. Si vous avez des pare-soleil, utilisez-les. Dans le cas contraire, vous pouvez placer des linges humides au niveau des fenêtres arrière du véhicule.
  • N’oubliez pas avant d’entreprendre un long voyage de faire réviser votre voiture, car les fortes chaleurs éprouvent les pneus et le moteur. La batterie est aussi un point sensible en cas de température élevée. Important : ne laissez jamais un enfant seul dans la voiture, même quelques minutes. Trop d’accidents dramatiques ont lieu chaque été provoquant souvent le décès de l’enfant.
    De même, n’entreprenez pas de longs voyages avec de jeunes enfants en période de canicule (ou dans ce cas, décalez vos horaires de conduite pour profiter des moments les plus frais de la fin de nuit, de la matinée ou de la soirée).

    Comment protéger les personnes fragiles ?

  • La canicule est une situation difficile à vivre pour tous, mais elle est plus que dangereuse pour les sujets à la santé fragile, les personnes âgées et les jeunes enfants. En période de fortes chaleurs, n’oubliez pas de prendre des nouvelles de vos proches âgés, surtout s’ils vivent seuls. Le mieux est aussi de leur rendre visite régulièrement en leur apportant de l’eau, un ventilateur, et en vérifiant leur réfrigérateur (fort risque d’intoxication alimentaire).
  • Pour les jeunes enfants, ne les sortez pas aux heures les plus chaudes. Faites plutôt un tour au parc en tout début de matinée ou en fin de journée. La piscine et la baignade en général sont des activités à privilégier quand les journées sont chaudes.

 

Canicule Info Service : 08.21.22.23.00

 

Au deuxième trimestre 2018, les énergies renouvelables ont atteint en france le record de 31% de la production d’électricité


Les énergies renouvelables ont représenté 31% de la production d’électricité en France au deuxième 2018 et assurées 10% de la consommation électrique en France, au deuxième trimestre 2018. Quelles sont les raisons de ce record ?

Aout 2018

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) a communiqué ses chiffres officiels le 30 juillet.  La production hydroélectrique à elle seule en constitue 20% ; les 10% restants sont répartis entre les filières éolienne, solaire photovoltaïque, et les bioénergies conséquentes. Le but est d’arriver à 40% en 2030.

Les résultats complets seront publiés en septembre dans le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2018, réalisé par l’ADEeF, Enedis, RTE et le SER. D’après son édition précédente, l’électricité renouvelable avait couvert 18,4% de l’électricité consommée en 2017, plus particulièrement dans les régions Occitanie (35,7%) et Auvergne-Rhône-Alpes (34,6%) qui se distinguent par leurs parcs hydrauliques.

Les installations vertes bourgeonnent vite…

“C’est la première fois que les nouvelles énergies atteignent 10% de la consommation électrique”, affirme Sean Vavasseur, responsable système électrique le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Cette hausse serait due à l’enrichissement des stocks d’éoliennes de 10% d’année en année, et des panneaux photovoltaïques qui génèrent aujourd’hui 8 gigawatts d’électricité. Les fortes précipitations qui ont rempli les bassins en fin 2017 et début 2018 justifieraient le bilan hydroélectrique, après deux années assez sèches.

Au premier trimestre 2018, les énergies renouvelables couvraient 23% de la consommation électrique. Le taux de 31% au deuxième trimestre n’est pas une totale surprise. En effet, le deuxième trimestre est caractérisé par une moindre consommation électrique par rapport au premier. “Les productions hydrauliques et éoliennes prennent alors une part plus importante dans la consommation globale. Cependant, plus l’été se réchauffe et plus les Français auront recours à la climatisation. On s’attend donc à une reprise de la consommation au troisième trimestre, ainsi qu’au quatrième, et donc logiquement à une baisse de la part du renouvelable.

L’état « calamiteux » des rivières


Plus rare, plus polluée, l’eau des rivières et des nappes phréatiques est dans un « état calamiteux », affirme aujourd’hui l’UFC-Que Choisir, qui incrimine des « décennies d’agriculture productiviste » et « l’inaction des pouvoirs publics ».

Revue de presse- octobre 2017

Canal de Nantes à Brest entre St Congard et Malestroit

Dans un rapport sur la « préservation de la ressource aquatique » publié à l’occasion des Etats généraux de l’alimentation, l’association réclame « une réforme urgente » de la politique de l’eau afin de mettre en place des mesures de prévention des pollutions agricoles et d’appliquer strictement le principe « préleveur-pollueur-payeur ».

Dans la moitié du territoire français, les pesticides sont présents dans les cours d’eau à des doses supérieures à la norme autorisée dans l’eau potable ». Cette norme est aussi dépassée dans « le tiers des nappes phréatiques », précise l’UFC-Que Choisir. Pire, dans ces dernières, « les contaminations en nitrates ont progressé, ne laissant plus que la moitié des nappes indemnes ».

L’agriculture intensive, cause de cette pollution

L’association impute ces « désastres environnementaux » à l’agriculture intensive qui, dénonce-t-elle, « est loin d’avoir corrigé ses pratiques » puisque « les quantités d’engrais utilisées n’ont pas baissé en vingt ans » et que « l’utilisation des pesticides a même augmenté de 18% en 5 ans ». Quant à l’irrigation, « elle est plus particulièrement concentrée dans les zones les plus touchées par les restrictions d’utilisation d’eau, aggravant ainsi la pénurie », déplore l’UFC-Que Choisir.

L’association regrette que la réparation des dommages environnementaux soit toujours très majoritairement financée par les consommateurs. Via leur facture d’eau, ils « payent 88 % de la redevance +pollutions+ et 70 % de la redevance +prélèvement+, soit 1,9 milliard d’euros par an », précise-t-elle. L’agriculture, « pourtant responsable à elle seule de 70 % des pollutions en pesticides, de 75 % des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau » ne paie que « 7 % de la redevance +pollutions+ et 4 % de la redevance +prélèvement+, en violation flagrante du principe +préleveur-pollueur-payeur+ », ajoute l’association.

 

Le fruit de Septembre : La Pêche


(04/09/2017)

La pêche est le fruit du pêcher, petit arbre de la famille des rosacées. Elle est dotée d’un noyau, sa chair est juteuse et sucrée. C’est un fruit climactérique, c’est à dire qu’il peut continuer à mûrir même après sa cueillette : sa maturation s’accompagne alors d’une augmentation de la respiration associée à une stimulation  de la synthèse d’éthylène. Sa chair est jaune, blanche ou rose. Sa peau qui peut aller du jaune au rouge est veloutée. Le noyau est dur et non adhérant à la chair, comme celui de la nectarine, alors qu’il est adhérent pour le brugnon. La pêche se consomme de juin à septembre.

Le pêcher peut atteindre 4 mètres de haut. Sa taille régulière permet une bonne fructification. La plantation du pêcher se fait à l’automne, mais surtout pas pendant les gelées ! Il est important d’arroser très régulièrement car le pêcher craint la sécheresse. Au printemps le pêcher donne des petites fleurs roses. Il faut mettre de l’engrais pour arbres fruitiers au printemps et disposer du compost au pied des arbres à l’automne.

Tous les pêchers sont auto-fertiles (auto-fertile : le pistil d’une fleur peut être fécondé par le pollen d’une autre fleur du même pied).

La trace de la pêche a été retrouvée en Chine, sur une période datant de 1000 ans A.J.Christ. Après un passage par l’Inde, c’est Alexandre le Grand qui l’apporta en Europe 3 siècles A.J.Christ sous le nom de Pecta, le nom de Pêche n’apparaissant qu’au XVIII ème siècle. La France adopte la pêche dès le VI ème siècle, mais elle devient très à la mode sous Louis XIV au XVI ème siècle car le Roi est fou de ce fruit.

La pêche plate est une mutation de la pêche originale introduite en France, elle est introduite en France au XIX ème siècle. Cette pêche plate apparaît sur les étals un mois ou deux avant les autres variétés. La pêche de vigne est au contraire plus tardive.

La production mondiale annuelle est d’environ 20 millions de tonnes : la moitié est consommé en produit frais, l’autre moitié en conserve. La Chine assure la moitié de la production mondiale. En France, La production se fait surtout dans le Languedoc-Roussillon, en Rhône-Alpes et en Provence-Côte-d’Azur.

La pêche contient près de 90% d’eau, elle est très peu calorique. Riche en anti-oxydants (surtout dans la peau), la consommation de la pêche diminue le risque de maladies cardio-vasculaires. Outre sa teneur en caroténoïdes, la pêche est riche en vitamine A, B3 et C. Elle offre aussi du potassium, du phosphore, du calcium, du magnésium, du fer et du zinc. C’est une bonne source de fibres  : pectines, celluloses et hémicelluloses qui jouent un rôle protecteur important. Manger des pêches a des bienfaits sur les maladies de l’oeil !

La pêche peut se manger crue, nature, cuite, salée en accompagnement de viande ou de volaille, en salade, gâteau ou tarte, confiture. Certaines personnes peuvent avoir des réactions allergiques à la consommation de la pêche crue : il suffit alors de la cuire. Certains desserts, boissons ou liqueurs sont préparés avec des noyaux de pêche ou d’abricot (amandes amères). Mais les noyaux de pêche ne doivent pas être consommés seuls et en grande quantité car ils contiennent de l’acide cyanhydrique.

En Chine, la pêche est le symbole de l’immortalité, les immortels se nourrissant  de sa fleur. Les vases chinois sont souvent décorés avec des pêchers ou des fleurs de pêcher, le pêcher s’apparentant à l’Arbre de Vie.

Au Japon, on offre des fleurs de pêcher aux jeunes mariés en symbole de virginité et de fidélité. Le pêcher possède un rôle de protection contre les influences mauvaises : il a une valeur d’exorcisme.

Dans le mythe d’Izanagi, le pêcher le protégea du tonnerre. L’exorcisme est pratiqué avec un bâton de l’arbre et au nouvel an, chacun dispose des bois de pêcher  au-dessus de sa porte pour éloigner les mauvais sorts.

Tomates, salades: semez des variétés résistantes aux maladies


Pourquoi ne pas profiter des semis et plantations de printemps qui débutent en ce moment pour procéder à quelques essais de lutte génétique contre le mildiou de la laitue (Bremia lactucae), celui de la tomate (Phytophtora infestans) ou encore l’oïdium des cucurbitacées (concombre, courgette, potiron) ?

Source Marc MENESSIER – Mars 2017

Volontiers conservateurs, nombre de jardiniers ressèment ou replantent d’année en année les mêmes variétés de légumes. La laitue ‘Appia’, la tomate ‘Saint-Pierre’ ou la courgette ‘Noire maraîchère’, pour ne citer qu’elles, figurent parmi ces valeurs sûres qui caracolent en tête des ventes.

 

L’un de leurs plus graves défauts est d’être très sensibles à certaines maladies parasitaires quand on les compare à d’autres variétés plus récentes qui offrent, à qualité équivalente, de bons niveaux de tolérance, voire de résistance, à ces fléaux. Du coup, il serait dommage de faire l’impasse, par crainte ou refus du «progrès», sur ces nouveautés quand on sait qu’à compter du 1er janvier 2019, l’usage des pesticides de synthèse sera interdit dans les jardins amateurs.

Si les feuilles et le cœur de vos laitues pourrissent au moment de leur maturité, le coupable est tout trouvé. Il s’agit du Bremia, un micro-organisme contre lequel il n’existe aucun traitement bio ou non bio et qui présente l’inconvénient majeur de muter presque aussi vite que les virus de la grippe saisonnière dont le vaccin change, comme chacun sait, tous les ans.

Deliane (R1 à 24) et Sagess (classée R1 à 22), deux laitues blondes pommées commercialisées par Vilmorin affichent des niveaux de résistance très supérieurs à Appia, tout en restant sensibles aux souches plus récentes. Mais c’est toujours mieux. En laitue rouge pommée, type 4 saisons, Picholine (R16 à 32) représente une alternative intéressante.

Si vos «Grenobloises» sont régulièrement malades, vous pouvez essayer Magenta (R 16-21-23-32) belle batavia rouge sélectionnée par Gautier Semences, une PME du sud de la France qui produit notamment les graines vendues sous les marques «La main verte» ou «Le Paysan». Vilmorin propose également une romaine ‘Cucaracha’ (R1 à 27) qui à l’avantage, en plus, de résister aux pucerons verts du cœur, bestioles qu’il n’est pas toujours agréable de voir surnager dans la vinaigrette, tout comme la feuille de chêne blonde ‘Panisse’ (Bremia R 16 – 17- 21- 23 – 32) de Gautier Semences.

Pour les tomates, le problème est moins aigu dans la mesure où le mildiou Phytophtora infestans mute à un rythme beaucoup moins rapide. Mais les dégâts causés par ce parasite n’en sont pas moins redoutables en cas d’été humide ou lorsqu’on n’a pas été en mesure (absence, météo défavorable) d’effectuer à temps un traitement préventif à base de cuivre (bouillie bordelaise). La tolérance (et non la résistance) de certaines variétés récentes, moins attaquées que les emblématiques ‘Saint-Pierre’, ‘Marmande’, ‘Roma’ ou ‘Cœur de bœuf’ permet, comme on dit, de limiter les dégâts et de préserver au moins une partie de sa récolte.

On peut citer Gourmandia, un type Cœur de bœuf, vendue sous la marque Clause, et toujours chez Vilmorin Jardin: Agora et Dona (type Saint-Pierre) Cornabel et Lancelot en type «allongée» et enfin Virgilio dans la catégorie «grosse tomate». Maestria, une ronde distribuée par Voltz offre également des performances intéressantes. Gautier Semences propose de son côté des variétés résistantes au virus de la mosaïque du tabac, à la verticilliose et à la fusariose: Marbonne, Cauralina, Margold, Kakao et Tiverta.

L’oïdium des cucurbitacées est la troisième grande plaie des potagers. Là non plus la résistance génétique n’est pas totale mais certaines variétés récentes permettent de retarder l’apparition du champignon jusqu’à la fin de l’été et préserver ainsi ainsi plusieurs semaines de récolte. Pour remplacer les variétés de courgette classiques mais très sensibles comme «Ronde de Nice» ou «Noire maraîchère», vous avez le choix entre Adrielle, Anissa et Belor chez Vilmorin Jardin ou Zodiac et Pixar chez Gautier Semences.

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